RCPS_RUGBY CLUB du PAYS de SOMMIERES : site officiel du club de rugby de Sommières - clubeo

2014_ 2015 ARCHIVES RESUMES d'Avr. à Juin

 

  • 7 avril 2015 - LES CISSOUS /  RCPS - 4 / 3 

 

  • 26 avril 2015 - TOURNOI DE MARGUERITTES - 0 / 3  Victoire !  


Et quelle victoire ! 

Enfin, nous pouvons écrire ce mot sur un résumé de match. Bien sûr notre belle prestation à Mauguio, entachée par la blessure de Marti, avait enfin débloqué notre compteur mais il s’agit ici d’une victoire dans un tournoi. Le RCPS a confirmé au fil de trois affrontements consécutifs que la volonté, l’esprit d’équipe et le courage peuvent largement compenser le petit effectif, l’âge et les fatigues.

Pourtant ce dimanche matin quand nous nous comptons sous le ciel gris et délavé de Marguerittes la revue d’effectif est rapide. Une grosse quinzaine de Sommiérois a pu s’extirper des draps douillets alors qu’une pluie battante martèle leurs fenêtres. Les dieux de l’Ovalie, cléments, maintiendront tout au long de la matinée un temps clément au dessus du beau terrain. L’herbe y est verte et pousse drue dans de la terre souple. L’ambiance est bonne, comme d’habitude, et les sourires francs. Comme de grands enfants nous sommes simplement heureux de nous retrouver autour d’un sport que nous aimons et qui va bientôt nous amener encore davantage.

Nos hôtes annoncent que le RCPS est versé dans la poule de Marguerittes et de Valréas. Mieux, nous ouvrons le bal en affrontant les joueurs locaux, nombreux, sur leurs terres. Il en faut plus pour impressionner des Blaireaux habitués à jouer à l’extérieur depuis la fondation du club (et avant l’inauguration de notre stade de 65000 places le 20 juin. Enfin... inauguration de la pelouse, le chantier des trois anneaux de tribune n’est pas encore totalement finalisé). 

L’équipe est représentative de ce qu’est notre club, un savant mélange d’anciens (Guronzan) et de nouveaux (Philou), de joueurs confirmés et de débutants (Boris). Un mélange aussi instable que de la nitroglycérine, mais capable de faire des étincelles. 

L’échauffement est consciencieux, les joueurs regroupés. On parle toujours dans une équipe avant le match, cela permet de se concentrer, cela permet de décharger la pression. Chacun peut dire son mot, on est entre nous, cela ne regarde que nous. Bien sûr on a songé aux copains absents, malades, blessés, retenus en otages par leur conjoint sous les draps ou devant Gully par leurs enfants. Mais au moment de lancer le muscle cardiaque et d’allonger la foulée, au moment des derniers placages entre nous, au moment de former le cercle de l’équipe, l’Univers se réduit à ses épaules soudées et à ces regards qui se croisent. Pas besoin de beaucoup de mots. D’ailleurs ce sont souvent les mêmes. Il est question d’engagement, de solidarité, de volonté, de hargne aussi, d’agressivité parfois mais jamais de violence. Ces instants sont là pour rappeler que l’on ne choisit pas le rugby par hasard. En tout cas on ne se lève pas un dimanche matin, les tempes grises, les articulations rouillées, par devoir ou une quelconque obligation morale. On le fait parce qu’on en a envie. Parce que les chocs reçus et ceux donnés nous font nous sentir vivant. 

C’est un peu tout ça que nous nous disons. Chandel, fougueuse recrue déterminée et déterminante, insiste sur le fait que c’est notre dernière chance de relever une année compliquée sur le plan des résultats. Je souris intérieurement. Moi non plus je n’aime pas perdre mais le plaisir de jouer dépasse de loin les quelques minutes de ressentiments après la défaite.  

Est-ce que je crois possible une victoire à ce moment là ? Probablement pas. Disons que je n’y pense pas. Je me concentre sur ce que j’ai à faire et comment bien le faire. Le résultat est une alchimie compliquée dans laquelle nous avons tous notre part. On peut se rêver en sauveur de l’équipe mais l’expérience m’a montré qu’au tout début d’une action décisive il y a souvent un placage réussi ou une balle récupérée dans l’obscurité d’un regroupement. On ne se souvient jamais de celui qui a rendu possible l’essai. On regarde la fleur mais on oublie la graine (j’en fais un peu trop là…). Bref, disons que l’équipe est prête au combat mais sans ambitions particulières dans le tournoi. Et c’est là la grande différence avec nos aimables adversaires. Marguerittes est en effet sur ses terres et l’organisateur du tournoi. Deux pressions qui pèsent lourdement sur leurs épaules dès le début de la rencontre.

* 1er match de poule, Marguerittes.  L’entame est rugueuse. Donnant le coup d’envoi nous nous installons directement dans leur camp. Sans complexe. Nous sommes les outsiders, loin de nos bases, en effectif réduit. Nous n’avons rien à perdre. Rapidement nous lâchons les chevaux avec une alternance avant et trois-quart. Bien sûr c’est le matin et forcément il y a du déchet. Mais à l’issue de plusieurs pénétrations dans l’axe la balle vole à l’aile et Marrakech hérite d’un ballon compliqué, sans décalage. Je vous ai parlé de nitroglycérine ? Et bien nous l’avions planqué dans ses jambes. Bilan : débordement le long de la ligne de touche, course sur trente mètres et un essai pour Sommières qui ouvre le score !!!

Tout surpris d’être en tête après des début de match calamiteux tout au long de la saison nous nous replaçons, soudain conscients qu’il nous est possible de faire mieux que figurer dans ce tournoi dominical.

D’autant que la pression est maintenant sur les épaules de Marguerittes, obligés de courir après le score. Les attaques s’enchaînent mais notre défense tient bon. Le manque de forme rend nos soutiens lents et laborieux. Nos centres sont souvent obligés de batailler ferme après le contact pour tenir debout ou conserver le ballon. Désolé les gars…

Alors que les deux équipes s’équilibrent un nouvel éclair venu de l’aile porte Marrakech une fois de plus en terre promise. Deuxième essai de Sommières !!!

La fin de match voit l’équipe locale jeter ses dernières forces dans la bataille. Pourtant nous tenons bon et quand le coup de sifflet final retentit c’est tout surpris que nous levons les bras au ciel. Une première victoire ! Et une position idéale pour sortir de la poule et accéder à la finale !

Désormais l’idée de faire un résultat commence à titiller les plus septiques. D’autant que nos adversaires suivant, Valréas, ne sont que huit. Malgré le renfort de joueurs de Marguerittes, il se font étrier dans un match à sens unique. Tous les espoirs nous sont permis.

* 2ème match de poule, Valréas (à 20%) et Marguerittes (à 80%)  Le danger après une belle victoire et avant un match qui semble facile c’est de rester motivés et concentrés. De pas chopper la grosse tête quoi. C’est humain, il faut juste le savoir. Les mots d’encouragement lors de l’échauffement tournent donc autour du sérieux, du respect de l’adversaire et de soi. Ce n’est pas très porteur et pour tout dire ça fait un peu scolaire comme discours. Heureusement une curieuse circonstance va permettre une motivation à 200% de l’équipe. 

Je vous avais dit que Valréas, équipe incomplète composée de glorieux aînés, avait du mal à aligner le nombre requis. Et bien à l’échauffement leurs shorts noirs ont soudain viré au bleu. Spontanément une dizaine de joueurs de Marguerittes sont venus renforcer l’équipe en difficulté. Nous allons donc jouer notre place en finale contre une équipe bis de Marguerittes. 

Cette « belle » est une bien plus grande source de motivation et c’est une équipe remontée à bloc qui s’élance derrière le ballon du coup d’envoi.

La prestation est plus aboutie, plus tendue aussi, que lors du premier match. Tous sur le terrain connaissent l’enjeu : une place en finale. Les placages sont plus appuyés. Pélican et Marrakech en font les frais, se faisant couper les ailes avec virilité mais correction. Prof se faisant arracher la tête mais avec délicatesse. Au sol les combats sont féroces et devant les épaules, les têtes et les bras se mêlent et s’entrechoquent. Une fois de plus c’est de l’aile que vient la délivrance, encore une fois Marrakech hérite d’un ballon en décalage et en finisseur hors pair franchit la ligne. Sommières a la main mise sur le match. Que sur le match d’ailleurs car les ballons tombent et les en avants se multiplient. Buell, à peine remis de sa greffe de bras et de doigts, effacent quelques maladresses par une opportuniste interception. Tout en  puissance il franchit la ligne. 2-0 à la mi temps.

En seconde période un départ de mêlée côté fermé permet de percer la défense. Mais alors que l’attaque va échouer sur le dernier défenseur, surgit un soutien revenu des enfers (et de Los Valens) : Shakira ! Lancé comme un boulinet de canon (c’est comme un boulet mais en moins rapide) il aplatit dans l’en but et met le RCPS hors de portée. Le sifflet retentit : nous sommes en finale !!!!!!!

Sur un match tous les espoirs sont permis. Et désormais le rêve de Chandel nous éclaire (oh, oh, oh) : ramener le bouclier à Sommières pour les copains absents du jour.

* La finale : Uzès,  Il y a plusieurs choses à retenir de cette finale. D’abord c’est l’engagement et l’investissement de chacun. GilouAmarPatMichelToni, n’ont eu de cesse de pilonner la défense adverse. Baliston y a laissé son genou (hommage). Ensuite, une fois n’est pas coutume, nous réalisons une entame de match P-A-R-F-A-I-T-E. Doc, premier supporter, raconte avoir vu le coach pleurer de joie à la mi-temps, ce qui ne lui était pas arrivé depuis la création de la Legend Football League aux Etats Unis (regardez sur Internet, vous comprendrez). Et pour cause. 

Immédiatement à l’assaut de la ligne adverse nous l’acculons à la faute. Pénalité. Touche. Pilonnage. Camion, camion, camion (oui, le demi de mêlée était un peu asphyxié…). Ouverture et de nouveau un super Marrakech qui débloque le panneau d’affichage. Et on repart. Pénalité, touche, pilonnage, camion. Sur la ligne d’en but d’Uzès, Toni découvre la faille, s’empare du ballon et déplie ses trois mètres pour aplatir. 2-0 à la mi-temps !

Loin de se déconcentrer les Sommiérois repartent à l’assaut mais cette fois-ci ils sont attendus. Les visiteurs de l’Uzège savent que le temps s’écoulent vite et qu’il leur faut revenir. Rapidement ils mettent la main sur le ballon et le monopolisent. Caliméro récupèrent une balle brûlante sur un regroupement. Un sursis. Les Sommiérois fatiguent et nous retombons dans nos vieux travers. Les placages, trop haut durant le tournoi, deviennent virtuels et sur un raid de toute la largeur du terrain un centre adverse passe en revu la défense et marque. Notre premier essai encaissé. 

Pour Uzès l’espoir. Pour nous le début de cinq longues et angoissantes minutes. Rapidement acculés sur notre ligne nous essuyons attaques après attaques. La défense était courageuse elle devient héroïque. Les chocs deviennent violents. Enfin nous parvenons à nous dégager. Les adversaires récupèrent, tentent une passe au pied, qui roule, roule au sol et sort du terrain. L’arbitre lève sa main et siffle. C’est terminé. Un même rugissement sort de nos poitrines : nous avons gagné ! Le tournoi est à nous.

Que dire ensuite ? Belle joie collective, accolades, embrassades. De ces joies que seuls les sports collectifs peuvent procurer : partagée, à l’unisson. Les corps sont meurtris, Baliston gagne un tour gratuit dans la camionnette rouge, mais tous nous nous serrons pour nous féliciter de ce que nous avons accompli. Ensemble. Tous, même les absents. 

Certes un match se remporte physiquement avec les présents mais ce qui les anime, l’état d’esprit, l’esprit d’équipe, ne se forme pas en une matinée, nous sommes arrivés avec. Il s’est forgé tout au long de l’année, aux entraînements, aux matchs, au club house, autour des bières savoureuses et des dîners diététiques. Avec les anciens, les nouveaux, les épisodiques, les visiteurs, autour d’un ballon à la forme bizarre. 

Sommières a remporté le tournoi des Capitelles, première édition. Pour toujours. Bravo à cette (grande) petite aventure humaine qu’est le club de Sommières. Gloire aux pères fondateurs.

P.S.  :  Pour finir, je m’autorise une note personnelle. Ce dimanche 26 avril je fêtais mon anniversaire (peu importe combien, je suis jeune dans ma tête). Pour cette occasion le coach m’a offert le capitanat, beau cadeau. Comme on dit c’est honorifique mais c’est avant tout un honneur. Merci. Ensuite les copains m’ont offert un grand cadeau : ma première victoire dans un tournoi. En tant que capitaine j’ai donc eu le grand bonheur de soulever le premier le morceau de bois pour lequel nous nous sommes battus comme des chiffonniers toute la matinée. 

Et bien vous savez quoi ? C’était super. 

Merci à tous pour tout cela. Fier de jouer à vos côtés.

Matthiñaki 

 

 

  • 29 mai 2015 - LES RAFUTÉS / RCPS - 1 / 1  Nunc animis opus, nunc pectore firmo. Virgile, Enéide (6, 261)

(« C’est maintenant qu’il faut de la vaillance, c’est maintenant qu’il faut un cœur ferme »)

L’année rugbystique s’achève. Les premières chaleurs caressent les garrigues. Le mistral souffle son haleine tiède. Le miroitement mélancolique du soleil sur la Méditerranée annonce l’été. A Sommières le groupe a fondu comme les neiges du printemps. Près de trente lors de la rencontre contre les Tamalous, un peu moins d’une vingtaine vendredi soir. Les résumés des premières rencontres insistaient sur l’inexpérience de beaucoup de joueurs et les difficultés à créer un amalgame entre anciens et nouveaux dans le jeu. 

La rencontre face à Marguerittes (la 67ème en un mois, on va pouvoir s’entraîner là-bas bientôt) a permis de lever les craintes du début de saison. L’effectif a fondu certes mais non pas que de la neige mais bien comme de l’acier, forgeant un farouche esprit d’équipe. Ce fut un match âpre, engagé, viril, proche dans les combats au sol d’un match officiel. Et personne n’a cherché à se cacher.

Nos sympathiques adversaires, rencontrés quelques semaines plus tôt lors du tournoi des Capitelles, tenaient à nous rencontrer cette fois sur le grand pré, à XV et sans les limitations des tournois à 12. Dès l’avant-match les bases d’un solide affrontement sont posées : pénalités jouées vite, contre-ruck autorisés. 

Du côté de Sommières nous n’oublions pas que nous revenons sur les terres de Marguerittes auréolés de notre victoire quelques semaines plus tôt. Après une saison en demi-teinte nous ne voulons pas décevoir les absents, les blessés et le Coach (qui a décliné une offre d’emploi dans le nord au profit d’un certain Guy Novès, uniquement pour rester avec nous, merci Coach). Nous sortons des vestiaires concentrés. L’échauffement est sérieux, la volonté de bien faire évidente, l’envie de gagner dans tous les esprits. Coup d’envoi.

* Premier tiers-temps, Marguerittes n’est pas là pour faire de la figuration, ni nous remercier d’être devenu leur premier sparring partner. Les avants pilonnent notre ligne de défense à coup de départs au ras (les enseignements de la finale du tournoi ont été retenus). Derrière, les trois-quart font parler les jambes, avec quelques recrues jeunes et alertes qui obligent nos vieux blaireaux à déployer toute leur ruse et surtout à défendre collectivement. La ligne est droite, les défenseurs synchronisés et à l’écoute les uns des autres. Rarement nos arrières se feront prendre à défaut durant la partie. Que de progrès en une année quand on se souvient des opérations portes ouvertes, des joueurs esseulés en pointe, des brèches laissées béantes lors des premiers matchs. 

Néanmoins la pression est grande. Les balles au sol sont âprement disputées et les fautes nombreuses de part et d’autre. Nous parvenons difficilement à faire circuler nos ballons et quand ils arrivent aux ailes les défenseurs suivent de prêt. A noter que Marrakech a joué toute la partie avec un petit point rouge se baladant sur son front (sûrement le laser d’un supporter dans les gradins). Nos hôtes n’ont pas oublié ses exploits du tournoi. 

Il faut le reconnaître, nous avons du mal à rentrer dans le match (ce n’est pas nouveau). Nos adversaires sont très motivés et jouent bien. Nous défendons longtemps. Trop. Sur un ballon arrivé à l’aile un trois-quart de Marguerittes pétrifie deux de nos joueurs sur un cadrage débordement et file dans l’en but. 

1-0 à la pause citron. Normal.

* Deuxième tiers-temps, Le Coach et nos supporters nous remontent le moral - et les bretelles - à la pause. Nous subissons, partout. Nous perdons. Nous ne jouons pas. Il faut donc s’y mettre. C’est reparti.

Marguerittes fait tourner une partie de son effectif, nous faisons tourner ce que nous pouvons, d’autant que Captain Bougnat, le héros du goûter, doit sortir sur blessure à la patte. 

Le jeu devient plus rugueux : entre des Marguerittiens revanchards, des Sommiérois enfin décidés au combat et trente gars qui commencent à atteindre leur limite d’oxygène, les fautes pleuvent. Les pénalités jouées vite donnent lieu à de nombreuses contestations. On râle que ce n’est pas dans nos habitudes, on nous répond que c’est les leurs. Soit, on est invité, on se tait. 

Le combat au sol se rapproche de plus en plus de Verdun et des tranchées. Un sage a dit que la raison d’être d’un Avant en rugby c’est de mettre la tête là où beaucoup refuseraient de mettre la main. Et bien il y a beaucoup de vrais joueurs de rugby à Sommières. Le pack fait un grand match en terme d’engagement. Les anciens, les nouveaux, les jeunes et les moins jeunes. Les expérimentés et les novices. BorisToublancEMT jouent aux mineurs en passant l’essentiel de la partie à moins d’un mètre du sol, plaquant, soutenant, protégeant, partant, poussant. Un travail ingrat mais indispensable pour faire vivre le ballon. Guronzan se bat en touche avec un alignement Marguerittanien de haute altitude. Doc House pousse de virulentes charges, pleine de rage et de détermination pour répondre du tac au tac à ce que nous avons subit en première mi-temps. Patrick et Michel, « The Flying Pilar » déborde sur l’aile, emportant avec lui trois adversaires. Bison et le Mac chargent, plaquent et percutent sans relâche. Brazucade, toujours à l’aise dans un panier de crabes, joue des bras pour subtiliser les ballons, neutraliser les déroulés de Marguerittes. 

Le combat est acharné, la fatigue s’en mêle, les joueurs s’emmêlent, les esprits s’échauffent. D’autant que maintenant le jeu d’équilibre et Sommières fait mieux que figurer. Bonzaï, trait d’union entre les avants et les arrières, joue sur les deux tableaux et lutte dans le chaos des regroupements pour extraire les indispensables ballons pour nos trois-quart. Des balles circulent. A la manœuvre alternent nos deux chefs d’orchestre : Shakira, « le miraculé » ou « l’homme au genou d’acier », revenu d’entre les morts pour son premier match officiel en presque deux ans. Et Papatte, « la goule du Vidourle », enfin sorti de pénitencier après le sanglant affrontement de Mauguio. Le jeu lentement se décante. La pause arrive sans qu’aucune des deux équipes n’ai franchi la ligne adverse. Le dernier tiers-temps sera décisif.

* Troisième tiers-temps, Que retenir de cette fin de match ? Pas vraiment une structure ou une organisation. C’est un fil continu de regroupements et de charges d’avants, d’attaques et de percussions des trois-quart. Avec de brillants exploits personnels. Débordement de Prof suite à magnifique renversement d’attaque. Telle une réforme dans l’Education Nationale, notre véloce enseignant échoue à une vingtaine de mètres du but. Prise d’intervalle magnifique de l’Embrouille qui n’a plus qu’à terminer seul les cinquante mètres qui restent. Altruiste, ce joueur d’exception préfère se faire rattraper afin de permettre au ballon de continuer à vivre et au suspense d’aller jusqu’à son terme. Marrakech remonte plusieurs dizaines de mètres sur son aile, tout en détermination et vitesse. 

Mais les trois quarts ce n’est pas que de l’attaque, c’est aussi de la défense. A ce jeu là Buell et Philou associés en centre, se révèlent intraitables, transformant le milieu de terrain en mur de l’Atlantique.  Glou et Goéland font de même sur leurs ailes respectives. A noter que Glou, probablement sous l’influence maléfique de Papatte, se fait expulser quelques minutes avec son vis-à-vis pour tentative de génocide. Qui eut crû que sous cet air bonhomme et bienveillant se cachait un équarrisseur psychopathe ? La Poutre, aussi à l’aise balle en main qu’en défense, démontre à ses adversaires qu’un arrière c’est des jambes mais aussi des bras en récupérant nombre de ballons en regroupement. Preuve de l’investissement de tous, des témoignages concordants ainsi que des images satellites fournies par la NASA ont permis de confirmer que Shakira, au moins à une reprise, c’est mis en protection au dessus d’un camarade tombé au sol ! Non, les arrières n’ont pas triché ce soir là.

En fin de match il y a plus de tension dans l’air que d’air dans les poumons des joueurs. Jusqu’à six minutes avant le coup de sifflet final. Une offensive des trois-quart sommiérois se termine en regroupement sur les 22 mètres adverses. Pilonnage. Petit tas, petit tas, petit tas. Et pénalité en faveur de Sommières. Bonzaï, prenant les locaux à leur propre jeu, joue rapidement, pénètre de cinq mètres, est ceinturé par trois défenseurs mais parvient à libérer le ballon pour Iñaki en soutien. Bloqué à son tour à cinq mètres de la ligne il mobilise les deux derniers défenseurs et passe le cuir à EMT, en balade dans le coin. Le pilier aplatit en Terre Promise : essai de Sommières ! Ce qu’il y a de beau dans ce sport c’est que quand l’un des joueurs marque c’est toute l’équipe qui lève les bras au ciel. L’exploit individuel étant l’aboutissement du travail de tous. Bravo EMT, il fallait être là au bon moment et suivre l’action alors que tous les Marguerittanilmontais s’étaient relâchés. On notera le geste sportif de Papatte qui après l’essai s’est écrié « On avait dit qu’on jouait pas les pénalités rapidement !». Huit locaux ont dû empêcher un supporter chauve et à lunette d’aller chercher son fusil de chasse. L’important c’est que le sport sorte vainqueur.

Les dernières minutes sont du même tonneau, sans pour autant que l’une ou l’autre équipe ne parvienne à renverser la situation. Enfin la délivrance : le coup de sifflet final retentit dans la nuit Marguerittageoise.

Les joueurs de Sommières peuvent légitimement se congratuler. Ce résultat à l’extérieur face à de vigoureux et revanchards adversaires n’est peut-être pas une victoire mais c’est de tout de même un peu plus qu’un match nul.

Nous partîmes à quarante et par de prompts efforts nous finîmes une vingtaine en arrivant au port… Mais notre bateau est arrivé : nous avons une équipe, forgée au feu des combats. Bravo les Blaireaux. Vive le rugby et à lundi pour de nouvelles aventures. 

Matthiñaki

 

  •  20 juin 2015 - RCPS / LES TAMALOUS DU PIC - 4 / 1  

Très bon match avec de l'engagement, de la ferveur et beaucoup de plaisir... ceci aussi grâce à un adversaire de qualité et joueur... merci à tous pour vos "bananes" sur vos visages à la fin du match, un président comblé par votre exemplarité.

Bison

 

M6 premiers pas : nouveau joueur 6 jours
TOURNOI DES M14 et ENTRAINEMENT DU SAMEDI 11 NOVEMBRE 9 jours
M12 Benjamins : nouveau joueur 14 jours
Rohann Auguste est devenu membre 15 jours
Jean-Roch Vaillé est devenu membre 20 jours
Entraînement Loisir Vétéran 29 jours
REPRISE DES ENTRAINEMENTS EDR 29 jours
Mike Murphy est devenu membre 1 mois
2-2
Loisir/Vétéran / Corc'Ovalie 1 mois
Loisir/Vétéran / Corc'Ovalie : résumé du match 1 mois
M12 SOMMIERES 07/10/2017 : nouvelles photos 1 mois
M12 SOMMIERES 07/10/2017 1 mois
M12 SOMMIERES 07/10/2017 1 mois
M8 Mini poussins : nouveau joueur 1 mois
Thomas Mermoux Bossege est devenu membre 1 mois

Aucun événement

A MEDITER...

 

PANNEAU VU SUR UN TERRAIN  ...et à méditer

texte vu sur un terrain

 

INITIATION RUGBY À L'ECOLE MAINTENON - SOMMIERES -