RCPS_RUGBY CLUB du PAYS de SOMMIERES : site officiel du club de rugby de Sommières - clubeo

2014_2015 ARCHIVES RESUMES de Janv. à Mars

 

  • 16 janvier 2015 - AGROPOLIS / RCPS - 4 / 1  L’avant match

En ce vendredi soir frais et humide la vaillante équipe de Sommières a affronté les jeunes pousses d’Agropolis sur leurs terres. Les Blaireaux grognards qui ont vécu le match de l’année passée se souviennent avec émotion de l’état de la pelouse à l’époque, parfaite reconstitution du champ de bataille de Verdun à l’automne 1916. Un an à l’avance Agropolis se souvenait de la Première Guerre Mondiale. Hommage.

Cette année au contraire le terrain était en excellent état. Un peu gras peut-être, mais bien moins que nous. Il faut reconnaître que les vacances de fin d’année ont été préjudiciables au gros de nos troupes (notez le singulier de « au gros », la remarque est générale, avants comme arrières, comme nous allons le voir).

Soulignons au passage qu’à défaut de faire pousser du blé sur Mars les jeunes ingénieurs d’Agropolis pourront tout à fait entretenir la pelouse du flambant neuf terrain olympique de Sommières (pour un entretien, contacter le Département Ethique du jeu et Jardinage du RCPS, demandez « le Président »).

Les conditions étaient donc réunies pour offrir un beau spectacle de rugby. Le RCPS en plein essor grâce à l’arrivée de recrues fraîches et motivées s’est présenté avec quasiment deux équipes. Une belle démonstration de l’état d’esprit des joueurs en ce début d’année, volontaire et déterminé.

L’échauffement en témoignait, les visages étaient fermés, les regards concentrés. Un cercle avant le coup d’envoi. Des regards qui se croisent. Des épaules qui se choquent. Nous sommes prêts.

* Premier tiers temps : touchés mais pas coulés. Mais voilà, au rugby comme en couple, le jeu se pratique à deux (ou à trente, surtout le rugby). Et ce soir là nous avons en face de nous un groupe de joueurs désireux de jouer, de faire vivre la balle, d’avaler du terrain. Autant l’an passé était un hommage à la guerre de position autant cette année est dédiée à la guerre de mouvement. Et à ce jeu là, le légendaire coup de fourchette Sommièrois peut rapidement devenir un handicap.

L’entame est sérieuse avec une série de groupés pénétrants qui nous portent dans leur camp. Mais rapidement les jardiniers d’Agropolis s’emparent du ballon et font chanter le cuir (figure de style, tous les ballons sont en plastique maintenant). Cette première attaque côté droit échoue sur la défense volontaire et très engagée de « Marrakech », notre ailier de poche. Ce ne sera pas la dernière occasion pour lui de briller en défense. En effet les vagues d’assaut des agronomes couleur pelouse s’enchaînent sans que nous ne puissions prendre le jeu à notre compte. « L’Embrouille » allant au bout de lui même se sacrifie sur la ligne pour sauver l’essai. Peine perdue, un renversement d’attaque, un surnombre et c’est l’ouverture du score. On en reste là à la fin de ce premier tiers temps. 

* Deuxième tiers temps : Titanic. La mi-temps est l’occasion d’un changement en profondeur de l’effectif. L’essentiel des remplaçants rentre, désireux de bien faire et de rattraper l’essai de retard. Le coup d’envoi retentit et… patatras. En cinq minutes c’est une avalanche d’essai qui s’abat sur l’équipe gardoise. En fait d’essais il s’agit essentiellement d’un seul, le même, trois fois répété : attaque classique, accélération entre les centres et l’arrière devant une défense paralysée. Assommés mais pas abattus les Sommièrois encaissent mais finissent par redresser la tête. C’est des avants que vient la lumière (au singulier, parce que des lumières devant, y’a n’a plus et depuis longtemps). A force de pénétration dans l’axe et de petit tas, la ligne est franchie et le premier essai marqué.

* Troisième tiers temps : Il faut sauver Willy ! L’alternance du troisième tiers temps permet un roulement apprécié de tous. A l’heure des citrons, force est de constater que la trêve des confiseurs pèse lourdement sur les jambes et les abdominaux (pour ceux qui l’ignorent il s’agit des « muscles constituant les parois antérieures et latérales de l’abdomen », merci au P’tit Larousse).

Cette fin de match est l’occasion pour Sommières de jeter ses dernières forces dans la bataille. Avec un peu de hargne et de tripes les groupés se font plus incisifs, les rucks plus virils et le pressing plus consistant. On récupère des ballons, on renverse (enfin !) quelques gars, on rentre dans l’adversaire, on redresse la tête. Bref, on joue au rugby. Mais trop tard. L’arbitre siffle la fin du match sur un score final de 4 essais à 1. 

* L’après match :  Les planteurs d’arbre ont gagné et ce n’est que justice. Pour Sommières des contusions et de la déception. Quand nous avons pris le jeu à notre compte nous avons avancé. Alors que nous a t-il manqué ? Ce sera à notre vénéré coach de le dire (Département Stratégie et plots en plastique, demandez « Chubacoach »). Mais comme il n’était pas là il faut bien faire preuve d’un peu d’autocritique. 

Vendredi soir le péril est venu des lignes arrières et le salut de ceux de devants (notez le bien parce que je ne le répéterai pas, sinon ces feignasses de devant vont arrêter de venir à l’entraînement). 

Il est possible que nous payions le succès de notre éthique de jeu : le plaisir et la convivialité (Département Sociologie et Houblon, demandez « l’Embrouille »). Beaucoup de nouveaux et un grand turn over pour que tous puissent jouer rend long l’apprentissage des automatismes entre partenaires voisins. Nous avons manqué d’homogénéité, surtout en défense. Cela le temps et l’entraînement (Département Dissuasion nucléaire et boucliers en mousse, demandez Chubacoach toujours) l’arrangera. Ce qui est aujourd’hui un handicap deviendra une force. 

Cependant, il est une vertu au rugby qui efface toutes les autres et qui permet parfois de compenser les carences physiques ou techniques. Cette vertu c’est l’envie, la hargne, la volonté, la gagne (Non, ça ne fait pas quatre vertus ! Ce sont des synonymes pour que tout le monde comprenne). Et vendredi soir nous en avons parfois manqué. Parions que nous aurons tous à cœur dans quinze jours de montrer un visage tout aussi concentré, avec l’appétit en plus.

Finissons ce résumé sur nos adversaires du jour. L’arbitre, très élégant en chaussures de cuir et veste marron, a fait honneur au rugby en privilégiant la pédagogie et l’humour. Nos adversaires face à nous étaient jeunes (il y avait quand même quelques tempes grises et des fronts un peu hauts). Cet handicap non permanent qu’est la jeunesse a joué un rôle important (mais pas essentiel) dans la tournure des évènements. Quoiqu’il en soit, il est toujours plaisant de jouer contre des adversaires sympas et motivés, merci donc à nos organisateurs de match (Département Coopération internationale et doodle, demandez Titou et Yann).

Scandale !   Néanmoins, nous terminerons par un coup de gueule adressé aux agriculteurs d’Agropolis. Nous pensions que leur proximité avec la nature les rendraient plus respectueux envers les espèces en voie de disparition. Nous avions tort. En effet, par deux fois, ces jeunes bûcherons ont tenté de découper le dernier représentant du « Bison » gardois. Heureusement notre buffalo frisé est solide et en a vu d’autres. En représailles nous aurions pu nous attaquer à leur Puma héraultais. Mais bon, nous on est fair play…

Matthiñaki 

 

  • 30 janvier 2015 - LES REQUINS DE LA GRANDE MOTTE /  RCPS - 3 / 1  Ce ne sera pas encore pour cette fois…

Les joueurs de Sommières se sont inclinés vendredi soir contre la Grande Motte. Le temps était sec, pas de vent. Terrain sablonneux, nous n’étions pas loin de la Méditerranée. Nous ignorions en revanche que ses marées étaient aussi prononcées : sept minutes ne s’étaient pas encore écoulées que nous affichions déjà un retard de trois essais au compteur. Dur. 

D’autant que la motivation était là. Sur un superbe coup d’envoi de Chandelle nous manquons de peu de récupérer la balle et au bout d’une séquence de trois minutes sans coup de sifflet les véloces arrières du littoral franchissaient la ligne. Puis une seconde fois, puis une troisième.

Pour nous c’était la désagréable impression de revivre le deuxième tiers temps face à Agropolis.

Comment l’expliquer ? Difficile d’analyser sereinement, il faudrait pour cela le regard distancié et pertinent de notre vénéré coach, le plus « plot » des entraîneurs. Mais voilà, un attentat à l’arme bactériologique l’a tenu éloigné, lui et beaucoup d’autres, du terrain.

Tentatives d’explications. Nos adversaires savent jouer au ballon, surtout derrière, cela il ne faut pas leur enlever. Plus organisés, plus fluides ils sont su exploiter nos carences défensives. A nous de travailler notre placement, on y arrivera.

Nos adversaires étaient également plus jeunes et véloces, et ça compte en rugby. Ce serait à nous qu’il faudrait enlever des années. Dans l’immédiat on fera avec. 

Il nous a manqué également plus d’engagement défensif : nos placages ont été trop souvent trop hauts et à ce jeu là, l’élan et la vitesse donnent un avantage déterminant à l’attaquant. Beaucoup de raffûts pris, et la sensation de jouer à chat avec des minets plus roublards que nos vieux mattous. Emblématique de ce trop grand respect de l’intégrité physique de l’adversaire, la séquence anthologique de l’arrière Grand Mottien qui raffûte cinq joueurs de Sommières avant de se faire arrêter. Une chance pour nous que ce jeune et impétueux trois-quart ai joué son action à la perpendiculaire du terrain, faisant un travers de 50 mètres pour une avancée de 67, 6 cm homologués. N’empêche, en terme de muraille défensive, on a connu des toiles d’araignées plus étanches. (Vous me direz, à Sommières, première ville submersible d’Europe, question étanchéité il y a encore des progrès à faire).

Et le reste du match me direz vous ? Oui parce que c’est bien de s’autoflageller pendant une page sur les sept premières minutes du match mais il en restait encore 53 à jouer ! Et bien durant le reste du match Sommières a tenu et a même marqué !!!! Même si avec trois essais d’avance on joue plus sereinement, n’empêche notre ligne est restée inviolée.

Le reste du temps à été un pot pourri à la Sommiéroise, capable du meilleur comme du… moins meilleur.

Dans le moins meilleur, il faut reconnaître que nous payons la trop grande polyvalence de nos joueurs. Notre effectif pourrait suffire à assurer les commentaires sportifs des prochains Jeux Olympiques. C’est pas une équipe loisir, c’est la réunion internationale des journalistes et des arbitres réunis. Alors bon, je sais qu’on est tous Charlie en ce moment et qu’on se bat pour la liberté d’expression, mais pas d’excès de zèle.

Certains de nos joueurs pourraient également assurer l’entracte du Cirque Pinder (on pense à la superbe interception d’Iñaki sur…son propre coéquipier, suivi d’un super placage sur… Marrakech, alors qu’une piste d’atterrissage d’Airbus A-380 s’ouvrait pour ses jambes de feu).

D’autres mériteraient le Prix Nobel de la Paix pour leur respect de l’adversaire (on pense à Chabalito qui s’autoplaque après un superbe relais sur le côté droit pour épargner à l’ailier adverse de le faire, bel esprit, hommage).

Mais il y a aussi le meilleur, et c’est pour ça que cette équipe a de l’avenir. Assommés par trois essais nous n’avons pas abandonné. Obligés de courir après le score nous l’avons fait. En parlant de courir, bravo à nos arrières « des extrémités », ailiers et arrières, pour leur engagement « in extremis », Philou sur les 22, Glou et Marrakech un peu partout. En duel un contre un nous sommes courageux, c’est en cohésion que cela pêche encore. Bravo à McDo et aux nouveaux pour leur vaillance. En s’appuyant sur la volonté de tous nous progresserons.

Bravo à Philou pour son essai marathon de 50 mètres. A noter la foi que nous avions en lui : le soutien s’est arrêté de courir au bout de deux mètres... C’est ça la confiance.

Bravo à l’engagement individuel, aux camions des gros, aux relances des arrières. Il nous reste encore maintenant à nous coordonner, à nous trouver, à mieux gérer les phases de jeu, à ouvrir aussi pour approvisionner des ailiers qui ont faim d’espaces.

Il nous faut continuer à s’entraîner, à se parler, à se soutenir. L’envie est là, bien plus forte qu’à Agropolis. 

Cela va payer.    Amen / Inch Allah / Mazeltof (rayez les mentions inutiles)

Matthiñaki

 

  • 26 février 2015 - LES DUC DE LA MOTTE / RCPS - 2 / 3   

Certaines victoires ont un goût particulier. La nôtre avait hier soir tout à la fois l’amertume de la première gorgée de bière, le bonheur des bulles et la libération de l’ivresse.

De l’amertume car nous avons laissé un compagnon sur le terrain, "Marti" se fracturant le bassin sur un choc en apparence anodin dès la première minute de jeu.

Du bonheur car ce fut un match viril où chacun s’est dépensé sans compter (Mais pas sans parler !!! C’est notre karma, on a une équipe d’avocats…) et où tous ont rayé la carrosserie contre de rugueux adversaires.

De l’ivresse enfin car c’est la première victoire de la saison et bon sang, ça fait du bien. Conformément à son vœu formulé lundi soir lors de l’ultime entraînement Chubacoach, vénéré entraîneur des avants actuels et futurs (c’est-à-dire des trois-quarts),  a entamé un pèlerinage en Arménie sur la tombe de Saint Jude, patron des causes perdues et des cas désespérés (il sera accompagné de Philippe Saint André et Emmanuel Macron). Reviens-nous vite Coach.

Le match, C’est un effectif relativement clairsemé qui s’est retrouvé aux abords du bel ensemble sportif de Mauguio. Beaucoup de blessés (Buel, Brazouc, Benji, Vic qui nous ont supportés avec élégance et pudeur, notre marque de fabrique au pays des taureaux-piscines et des battues au sanglier). Nous étions plus un commando en terrain ennemi qu’une équipe jouant à l’extérieur.

Au moment de former le cercle dans les vestiaires, les Sommiérois purent se compter. Une majorité d’anciens ou de très anciens (Papate, surnommé l’Effroi Sommiérois par ses adversaires d’hier soir), quelques jeunes pousses (Chandel, Marrakech, Marti), mais une même envie de s’amuser, de jouer et bien sûr de gagner.

Les mots de Captain Bougnat, l’homme du pays où les collines s’appellent des volcans (en fait ce n’est pas de la fumée au sommet, juste des nuages, mais bon, on va pas leur enlever ça, sinon y resterait quoi en Auvergnie ?) portèrent sur les notions de plaisir, de vaillance, de solidarité. Message compris.

Juste avant de sortir Vic, le plus Sud-Africain des Portugais, ajouta quelques paroles de motivation Springboks. Je crois qu’il y était question de sang, de piétinement et de meurtre. Perso j’ai eu peur, ils plaisantent pas les cousins du Sud.

Tous conscients de l’importance du match pour un groupe en quête de rédemption l’échauffement fut sérieux et engagé. Nous étions prêts. 

* 1ère mi temps, Le ballon s’envole dans le ciel de Mauguio et déjà nous nous portons dans le camps adverse. Juste le temps de faire un essuie-glace et coup dur, Marti tombe sur le genou d’un adversaire et un cri de douleur résonne dans la nuit. Notre centre de 3m24 n’est pas un tendre, on a tout de suite su que c’était sérieux (on apprendra par la suite qu’il s’agit d’une fracture). Des pompiers jouant sous le maillot de Mauguio appellent leurs collègues. La proposition de Vic de faire un garrot au niveau du cou est rapidement écartée. En attendant que la grosse boîte rouge ne vienne prendre en charge notre malheureux coéquipier décision est prise de changer de terrain pour éviter un refroidissement général et donc de nouvelles blessures.

Les Sommiérois, sérieux et solidaires, se remettent dans le match. Les avants font donner les muscles et les impacts sont durs. Un groupé pénétrant franchit même la ligne… bleue, c’est à dire la mauvaise, deux mètres avant la blanche. Raté. Globalement nous campons dans leur moitié de terrain, même si leur ligne arrière, expérimentée, manie bien le ballon et force nos défenseurs à une vigilance de tous les instants. Pourtant malgré notre domination leur muraille résiste toujours. C’est des arrières que viendra la lumière.

Une récupération opportuniste de Yann après un affrontement bien négocié par les gros de devants (je précise parce qu’il y a aussi des gros derrière) met Prof sur orbite. A l’issue d’une chevauchée fantastique il slalome entre les défenseurs, pénètre dans les vingt deux et aplatit entre les barres. Sommières ouvre le score ! 0 - 1

Mais Mauguio n’est pas décidé à rendre les armes. Pour preuve la blessure de notre vénéré président Bison qui réussit à stopper vingt trois adversaires en sacrifiant son doigt (je sais, ce n’est pas possible, mais c’est le Président). Quelques minutes plus tard, suite à un démarrage du demi de mêlée un groupé pénétrant d’école emporte la balle dans notre en but. Score de parité à la pause oranges : 1 – 1. 

* La 2ème mi-temps, L’entame est clairement Mauguionaise (Mauguiote ? Mauguiotine ?). Remontés par leur essai nos hôtes mettent la pression sur notre ligne. Nous ne parvenons pas à sortir de notre moitié de terrain voire de nos vingt deux pendant l’essentiel des 20 minutes. Appliqués en défense nous ne parvenons pas à reprendre l’ascendant. Clairement les locaux, fiers, veulent reprendre le match en main sur leur terre (sablonneuse).

Les impacts sont violents, les placages engagés, les rucks agressifs, trop parfois. Les esprits s’échauffent. A quelques mètres de la ligne une contestation au sol tourne au vinaigre. Un joueur adverse bouscule Papate venu en soutien. Les capitaines s’interposent. Pour calmer les esprits l’arbitre (très bon au demeurant dans un rôle tout à la fois ingrat et indispensable) demande aux deux joueurs de sortir quelques instants. C’est à ce moment que ses adversaires surnomment Papate le Troll cévenol. Heureusement Glou s’interpose et les remarques cessent.

Les esprits apaisés le match reprend. Sur une belle combinaison des lignes arrières Mauguio crée le surnombre et franchit notre ligne. 2-1.

C’est pour Sommières le signal du réveil. Les avants repartent à l’assaut et les cinq dernières minutes sont à nous. Le ballon circule bien derrière mais la finition laisse encore à désirer. La ligne est plus en profondeur qu’aux précédents matchs mais connaît encore quelques problèmes de réglage. Yann sort victime d’un choc à l’épaule. La Poutre, très à l’aise sur sol sablonneux (comme tous les marins) et Krilin, très impliqué en défense (comme tous les représentants de l’ordre) s’avèrent intraitables.

Il faut cependant un exploit personnel de Chandel pour transpercer la ligne adverse, remonter toute une moitié de terrain et offrir la balle à Marrakech qui aplatit dans l’en but. Un essai tout entier dédié aux nouvelles recrues de cette saison. Bravo les jeunes. 2 – 2 à la pause. 

* La dernière mi-temps, Papate, dit le Banni, ou le Fléau de Mauguio, revient sur le terrain. Les Sommiérois sentent que le match est à leur portée, que la première victoire de la saison est là et leur tend les bras. Il manque peu de chose.

Les avants repartent à la mine (c’est pour faire plaisir à Bougnat), libérant des ballons propres pour que les trois-quarts puissent faire parler le feu. Sur une combinaison derrière, les joueurs de la Ville Submersible font glisser la balle à l’aile jusqu’à Marrakech qui enclenche l’hyperpropulsion. La défense mauguiabanaise ne le reverra plus. Pas plus d’ailleurs que notre soutien, estimant qu’il est inutile d’aller l’aider. Un nouvel essai entre les barres pour notre jeune et talentueux camarade ? Et bien non. 

Les règles loisirs étant ce qu’elles sont, les grandes envolées ne sont pas autorisées et l’essai n’est pas validé par l’arbitre. A noter que pour en avoir pris quelques uns cette saison, ce type d’essai est souvent accepté. Mais bon, peu importe. Le ton est donné, la jeune garde a encore de la dynamite dans les cuisses.

On ne peut pas en dire autant des Grognards…

Les corps usés, l’esprit embrouillé par la fatigue, nous retombons en fin de match dans notre vieux travers : la parlote. Notre équipe ressemble par moment à l’armée mexicaine, avec quinze capitaines et aucun soldat. Emblématique de ce manque de discipline, le moment où sur un renvoi adverse raté ce ne sont pas moins de quatre joueurs de Sommières qui proposent de le rejouer. Sur la forme c’est normal de rendre le ballon, sur le fond il nous faut rappeler à tous qu’il y a un capitaine et que c’est son rôle à lui de le faire.

La pression est maximale en fin de match. La délivrance vient d’une habile feinte entre Papate, dit la Goule du Virdourle, et Chandel, le Perce muraille, qui coupe entre ouverture et centre pour finir sa course entre les perches.

Sommières reprend la tête !

La victoire est proche, même si les mauguiotinoéens jettent leurs ultimes forces dans la bataille en nous repoussant dans nos vingt deux mètres. Mais la défense tient bon, récupère même des ballons. A quelques secondes de la fin du match une mêlée est offerte à Sommières dans nos cinq mètres. Il n’y a plus qu’à dégager… mais c’est alors qu’Iñaki, dans la grande tradition des demis de mêlée sommiérois décide de relancer le long de la touche ! Feinte de passe pour l’ouverture afin d’embarquer la défense adverse, départ petit côté, cadrage sur le troisième ligne aile, sacrifice personnel sur le placage et offrande de la balle à Marrakech, prêt à passer la démultipliée et à aller marquer un essai de cent mètres. Le plan était parfait !

Seulement voilà, à l’étape 2  - le cadrage - notre (trop) ambitieux demi de mêlée parvient à s’auto-feinter et à faire en avant. Tout seul. Respect.

Il témoignera plus tard que c’était « pour vivre deux dernières minutes de haute intensité, ressouder l’équipe autour d’un exploit collectif, faire vivre l’esprit du rugby ». Personne ne l’a cru (à titre personnel, je le crois sincère, mais ça n’engage que moi).

Bref, les cent vingt dernières secondes sont asphyxiantes à camper sur notre ligne. Tous les joueurs se donnent à fond en défense et le mot de la fin revient à Doc House. Tel un soldat héroïque se couchant sur une grenade dégoupillée pour sauver ses camarades, il bondit entre les crampons des mauguiotinotalbanois pour récupérer un ballon perdu. Le ruck est à notre avantage. Le ballon est dégagé,  vole dans la nuit et en franchissant les limites du terrain offre enfin à Sommières la victoire qu’il attendait. 

Fin du match : 2 – 3

Il n’y a plus qu’à espérer que c’est le début d’une longue série. En tous les cas ce match aura permis au groupe de se souder davantage. A nous maintenant de construire sur cette solide assise. Pour le plaisir de jouer, pour les blessés, pour le rugby. 

P.S. : à noter qu’une fois de plus le RCPS s’est illustré en troisième mi-temps. Assis à table, nous sommes imbattables.

Matthiñaki 

 

  • 20 mars 2015 - LES PESCALUNES / RCPS - 2 / 2  

Il est des matchs nuls qui ont des goûts de victoire. Celui que le Rcps a disputé vendredi soir en est un. Avec un banc de joueurs blessés plus garni que celui des remplaçants, les vaillants Sommiérois ont porté haut les valeurs de courage et de solidarité dont le club s'enorgueillit.

Le temps était idéal, le terrain souple (comme nos 3/4) et gras (comme nos avants), la motivation élevée (comme les qualités techniques de notre Coach) et l'envie au rendez-vous (comme un adolescent au concert de Shym). Après la prestation contre Mauguio tous avaient à cœur de démontrer que les belles choses entrevues au dernier match n'étaient pas le fruit du hasard mais bel et bien du travail.

Et pourtant, tout a bien mal commencé... Dès l’entame de match Sommières se révélait un peu emprunté en défense. Un sauvetage in extremis de notre Embrouille national sur le véloce ailier local sonne comme un avertissement. Après dix minutes de jeu, un départ du huit sur une mêlée au centre du terrain déporte l'action sur notre côté gauche. Un surnombre habilement joué permet à Lunel de franchir notre ligne. 1-0.

Sommières repart à l'assaut. Les avants un peu timide en ce premier tiers temps bloquent leurs vis-à-vis sans parvenir à enclencher la première. Ce sont les 3/4 qui se montrent ce soir particulièrement en jambe. Papatte, dit l'Ombre de la Mort sur la côte, est à la manœuvre, épaulé par un Chandel bien décidé à briller sur ses terres.  Complètent le dispositif Krilin, Prof, Goéland / le Pélican (ça n'a jamais été clair cette histoire de surnom) et l'Embrouille, dit le Futur du Passé depuis sa tentative de nous faire croire qu'il raccrochera les crampons dans un an.

On ne compte pas le demi de mêlée dans les 3/4 compte tenu de son penchant excessif pour les départs dans l'axe (au ras, à gauche, à droite et au milieu aussi d'ailleurs).

Bref, des arrières en jambe, qui appliquent les consignes de jeu. Plus d'une fois la balle parvient à l'aile. Nous avons recueillis le témoignage en larmes de Glou, ailier, à l'issue du match : "C'est la première fois que je vois ça, une combinaison qui marche ! Pendant cinq ans j'ai cru que l'ailier n'était là que pour défendre, ce soir j’ai enfin touché le ballon, c'est Noël!". 

Et pourtant, ce bel enthousiasme offensif est douché à quelques minutes de la pause par un nouvel essai des Lunéliens, toujours sur un débordement parfaitement orchestré. 2-0

Un quart d'heure de jeu à peine et déjà deux essais au compteur! Pour certain c'est la sensation désagréable de revivre des souvenirs douloureux. Pourtant la situation est belle et bien différente.

Un discours bien senti du Coach, des remarques positives soulignées par le Capitaine, une entrée de sang neuf et nous voilà reparti comme en 44 (oui parce qu’en 40 on a pris une dérouillée). La fierté est là et les avants redressent la tête. Des départs au ras, des pénétrations dans l’axe. On se frotte, on remue de la viande, on reprend l’ascendant. Sur une sortie de mêlée la balle vole au centre où Krilin fixe la défense. Le ballon sort immédiatement, Chabalito s’en empare et perce la défense, bientôt relayé par Goéland à l’aile droite qui à son tour avance. Un relais du neuf, une balle qui passe de main en main entre des gros revenus des enfers pour soutenir leurs coéquipiers et voilà Patrick qui aplatit entre les perches (dommage qu’on ne transforme pas). Et il restait du soutien ! Probablement notre plus bel essai de la saison, le plus collectif sans aucun doute.

Rassérénés par cet exploit les Sommiérois mettent la pression sur l’équipe adverse. Sur une touche dans leurs 22 mètres, les Lunéliens s’emparent de la balle mais Padacor retourne le sauteur, Balliston s’empare de la balle, les avants déroulent et transpercent une ligne défensive inexistante : essai de Michel !!! Belle soirée pour les jumeaux maléfiques. Quelle remontée de Sommières. A la pause la peur a changé de camp et Sommières se lance dans le dernier tiers temps plein d’envie de victoire.

Les vingt dernières minutes sont âpres, les joueurs se défient, les placages font plus mal. La fatigue aidant les commentaires commencent à fuser alors que les deux premières mi-temps s’étaient déroulées dans un silence très inhabituel pour notre équipe de commentateurs sportifs. Le coup de sifflet final voit les Sommiérois lever les bras au ciel. Ce n’est peut-être pas une victoire mais ça y ressemble beaucoup tout de même.

Retenons que pendant deux mi-temps nous avons su rester concentrés et silencieux. Que pendant les trois tiers temps nous n’avons jamais baissé les bras, même si la fatigue pesait sur tous les membres. Retenons les balles arrivées à l’aile, les combinaisons derrière, le soutien bien plus présent que d’habitude. Le travail paye. Les cierges brûlés en Arménie par le Coach sur la tombe de Saint Jude doivent y être pour beaucoup. A noter que le XV de France a tenté le lendemain d’appliquer notre schéma de jeu mais avec beaucoup moins de rigueur défensive.

N’est pas Sommiérois qui veut !

Matthiñaki

 

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