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2015_2016 ARCHIVES RESUMES de SEPT. à DEC.

  • 25 septembre 2015 - RCPS / LES RAFUTÉS - 2 / 0  

Pour le premier match de cette année notre Gentil Organisateur, Guronzan, nous propose une affiche inédite à Sommières : un match contre Marguerittes.

J’en entends certains qui rigolent. Je sais bien que nous jouons Marguerittes toutes les deux semaines, dans toutes les configurations (à XV, à XII, en tournoi, en amical, chez eux, à la maison, et bientôt en triplette sur le front de mer). Toutefois, pour la première fois, nous affrontons cette vaillante équipe chez nous, de nuit, sur notre terrain flambant neuf.

Pour l’occasion nous offrons à nos fans venus nombreux (à moins que ce soit les parents de l’école de foot ?) un déshabillage en règle DEHORS. Nous nous sommes demandés s’il ne s’agissait pas d’une préparation psychologique concoctée par le coach mais comme il n’y avait pas de plots pour délimiter les vestiaires.

C’est donc une équipe de Sommières remontée et dénudée qui se prépare en attendant que nos valeureux – mais en retard – adversaires n’arrivent.

Forts de nos récents succès notre effectif s’est étoffé durant l’été (comme notre ceinture abdominale). Nous sommes près de 25 sur la feuille de match et bien plus sur le listing des mails. Avec l’assurance pour tous, anciens comme nouveaux, joueurs expérimentés comme néophytes (ce n’est pas une plante, ce sont les nouveaux) de fouler la belle pelouse sous les puissants projecteurs.

Les conditions de jeu sont idéales, temps clément, pelouse moelleuse, envie de jouer partagée par tous.

Le match commence sur un rythme assez débridé. Et là nous réalisons tous, locaux comme invités, que les deux mois d’été n’ont pas forcément été utilisés pour parfaire notre niveau technique. Un festival d’en avant, de ballons tombés, de fausses sautées et de vrais ratés régale les spectateurs, tous surpris d’assister à une représentation du cirque Pinder alors qu’ils pensaient venir voir un match de rugby.

Les mêlées s’enchaînent et les avants s’emmêlent. Les Marguerittiens ne sont pas venus pour plaisanter et les duels d’avants sont vigoureux. Heureusement pour Sommières, leurs trois-quarts, probablement gênés par l’air du Vidourle, manquent de précision et de réussite.

Les Sommiérois subissent pendant une dizaine de minutes avant de mettre la marche avant. A vrai dire il s’agit surtout de petits tas. Les départs au ras se multiplient, permettant à Sommières d’avancer de plusieurs dizaines de millimètre (ce qui ne fait lourd à la fin). Il faut un éclair de génie de notre demi d’ouverture d’expérience (c’est pour ne pas dire âgé), Papatte pour perforer la défense Margueritalbanaise suite à un regroupement sur les 22 mètres adverses. Sommières bascule en tête à la (première) pause.

 

La deuxième mi-temps voit le jeu s’équilibrer. Les invités essayent beaucoup et réussissent peu, malgré de véloces arrières. Les nôtres, un peu moins véloces, mais très coriaces, opposent une défense acharnée. Les mots amers (mais courtois) du coach durant le moment citron portent leur fruit. A noter les très belles animations organisées par les talonneurs (EMT et Tout vert pour ne pas les citer) qui ont régalé l’assistance de splendides lancés de pizzas et autres OVNI (Ovales Volants Non Identifiés). Malgré ces tentatives de mise sur orbite on termine ce deuxième tiers-temps fourbus mais toujours en tête.

Le dernier tiers-temps se joue à la vaillance. Longtemps incertaine l’issue de cette fin de match bascule en faveur des Sommiérois après une série de pénétration sur le couloir des 15 mètres. Une touche cafouillée et nous voici à dix mètres de la ligne d’en but. Le neuvième avant, Iñaki,  fait une feinte de passe (à moins que ce ne soit notre demi de mêlée?) et rentre au ras (à non, c’est bien notre avant exfiltré vers les trois-quart, il pense encore que personne ne l’a reconnu) pour échouer à un mètre. Chandel qui passait par là récupère la balle à douze centimètres du sol et aplatit entre les perches !

 

La fin de match arrive rapidement. Les esprits, à cours d’oxygène, s’échauffent un peu. La dernière action est une mêlée. Le numéro 9 prévoit de taper une chandelle à suivre pour lui même puis de slalomer dans la défense adverse et d’attirer sur lui cinq défenseurs avant de faire sa passe décisive. MAIS, compte tenu des sarcasmes dont il a été injustement victime l’an passé (suite à une chandelle litigieuse), il décide de sauter la première partie de son plan et d’aller directement se faire plaquer en touche par cinq défenseurs. Fin du match (alors qu’on aurait pu marquer un autre essai si les gros ne bridez pas l’inspiration des trois-quart).

Les Sommiérois commencent la saison par une belle victoire. Dans un mois il leur faudra confirmer face aux coriaces duc de la Motte. Allez le RCPS !

Matthiñaki

 

 

  •  22 octobre 2015 - LES DUC DE LA MOTTE / RCPS - 3 / 4  

Nous revoici sur les vertes prairies Mauguiotanaises un an après une victoire chèrement payée. A cette époque, Marty, notre centre élancé, c’était sérieusement blessé sur ce même terrain. Nous espérions avoir laissé derrière nous ces mauvais souvenirs mais voilà, les dieux de l’Ovalie sont exigeants et réclament des sacrifices réguliers. Cette fois-ci c’est notre Coach qui a laissé quelques vertèbres sur un de ses cadrages enfoncement dont il nous régale si souvent.

Heureusement, il a pu rentrer chez lui aux alentours de 3 heures du matin, « un peu raide » d’après l’Embrouille (je vous laisse faire toutes les blagues paillardes qui vous viennent en tête).

Pourtant la soirée avait bien commencée. Le terrain était très correct, le vent modéré et nos adversaires bien décidés à faire vivre le ballon.

L’entame du match se fait sur les chapeaux de roue. Les locaux monopolisent le ballon et ne cessent de le faire voler d’un aile à l’autre. Les vaillants Blaireaux de Sommières ne se dégonflent pas et plaquent à tour de bras. En bout de ligne un ailier mauguiotais particulièrement véloce apporte le danger partout où il passe. Notre expérimenté arrière, l’Embrouille, doit se sacrifier à deux reprises pour lui faire barrage. Mais sur un renversement d’attaque, un surnombre bien joué, permet à l’ailier adverse de déborder notre défense et d’inscrire le premier essai de la partie. Comme ce sera le cas sur les 2/3 du match, voici le RCPS condamné à courir après le score.

Mais c’est sans compter sur la volonté de fer qui anime l’équipe en cette soirée d’octobre. A Mauguio il n’y a pas que les feuilles qui tombent à l’automne, les joueurs aussi. Placages sur placages, les Sommiérois opposent une farouche résistance puis finissent par relever la tête. Le mauvais souffle passé (pour certains c’est vers la 61ème minute…) ils partent à l’attaque.

Un atout de l’équipe gardoise ce soir là est sa charnière. Entre Bonzaï, le demi de mêlée volant, Chandel, le demi d’ouverture percutant, l’animation est assurée. Un regroupement sur la ligne médiane permet aux avants de partir petit côté, d’avancer jusqu’aux 40 adverses. Mall, sortie de ballon rapide, feinte du facteur de Chandel, pénétration dans l’axe, relais de Bonzaï et essai ! Egalisation !

A la pause les Sommiérois sont dans le match. Le Coach insiste sur l’engagement, l’agressivité en défense et décide de se déguiser en joueur pour vérifier l’application des consignes. Mais la manœuvre tourne court. Après seulement quelques minutes de jeu le match est arrêté. Un cercle de joueur se forme. Un homme est à terre. C’est le Coach. Cervicales touchées.

Un toubib local l’immobilise et les pompiers sont appelés. Ils étaient prêts, le moteur tournait déjà : ils avaient été informés de la rencontre contre Sommières… Faisant preuve d’une belle organisation, les locaux appliquent immédiatement le plan « Vidourle » : les joueurs sont basculés sur l’autre terrain, les éclairages s’éteignent puis s’allument à côté, on déguise le Coach en satellite avec une couverture de survie et une camionnette rouge l’emporte vers l’hôpital.

Pendant ce temps le match a repris. Mais les Sommiérois, sonnés, subissent les élans de Mauguiotiens plus motivés que jamais. Deux minutes avant la pause, les avants locaux forment un mall à deux mètres de notre ligne. Un départ au ras avec un soutien organisé propulse la balle dans notre en but. Essai.

Avant d’entamer le dernier tiers temps les choses semblent bien mal entamées pour les visiteurs. Un homme à terre, un essai encaissé, un de retard, de la fatigue. C’est dans les moments difficiles que se révèle la vraie nature des hommes. Et celle de Sommières va s’avérer belle à voir.

 

Dès l’entame la pression est mise sur Mauguio. En touche la compétition est féroce. Tony et Guronzan se battent en haute altitude. Les groupés pénétrants se neutralisent. Les placages deviennent approximatifs, parfois limites. Une combinaison pleine d’opportunisme au milieu du terrain permet à Chandel de briller. Faisant valoir sa puissance il trouve la faille et s’engouffre dans la défense. On ne le reverra qu’entre les perches ! Sommières revient à égalité.

Galvanisé par leur réussite, les Sommiérois connaissent une dizaine de minutes d’euphorie. Tout réussi. Un départ petit côté de la troisième ligne manque de décaler l’ailier. Mais le boulevard se referme et le ballon file en touche. Sur un cafouillage adverse la balle est récupérée, mise au chaud et le mall avance. La  balle sort rapidement et Chandel trouve encore une fois la faille. Rattrapé à l’orée des 40 mètres il parvient à faire vivre la balle et passe à Iñaki qui n’a plus qu’à aller aplatir entre les perches. Essai ! Sommières mènent 3 essais à 2, moins de dix minutes avant la fin !

Les Mauguiobérigourdains, plein de fierté, se lancent à l’assaut de notre ligne de défense. Les malls et les percutions se succèdent. Ils se rapprochent dangereusement mais toujours la défense tient bon. Jusqu’au moment ou un joueur adverse est renversé sur la ligne d’en but. L’arbitre accorde l’essai. Et l’arbitre à toujours raison. 3 – 3 ! Il ne reste que cinq minutes.

Dans la vie, face à l’adversité ou à une injustice, il y a plusieurs manières de réagir : se résigner, crier en vain ou se taire et jouer. Les Sommiérois parlent beaucoup, trop, mais ce soir là, ils baissent la tête et attendent la remise en jeu.

Le ballon, mal contrôlé par les Mauguiobérichons, file en touche sur les 40 mètres adverses. Guronzan s’élève et s’en saisit. Les avants se regroupent, se serrent et mettent la marche avant. Vue de l’intérieur on voit… eh bien on ne voit pas grand chose… La tête baissée on ne distingue que des jambes occupées à monter et descendre. On sent la pression de ses coéquipiers qui agrippent votre maillot, poussent derrière vous, s’accrochent à vous, autant pour vous maintenir que pour ne pas tomber.

Un regroupement c’est un équilibre très fragile qui a besoin de mouvement pour se maintenir. Généralement la pression la plus douloureuse est celle qui face à vous tente de vous empêcher de progresser. Mais ce soir là, dans ce regroupement, on se sent faire partie d’un bloc, on se sent faire partie d’un même mouvement : en avant toute. 5, 10, 15, 20 mètres déroulent sous les pas des avants Sommiérois. La pression est intense, on respire avec peine, les dernières énergies brûlent à une vitesse affolante dans cette confrontation de volontés. Finalement un joueur adverse écroule le mall. Le ballon s’envole vers les trois-quarts. Les avants n’ont pas le temps de se relever que Chandel (probablement l’homme du match, même si on ne gagne jamais seul en rugby) décale Thomas qui accélère et franchit les vingt derniers mètres pour aplatir dans l’en but.

 

ESSAI !!!!!!! Sommières repasse en tête dans un dernier tiers-temps de folie où pas moins de quatre essais sont inscrits ! Quel match !

Il reste une minute à jouer. Récupération de la balle sur un mall de Mauguio, touche. Récupération de la balle sur un cafouillage, re-mall. Bagarre acharnée au sol. Les esprits s’échauffent, l’arbitre délivre tout le monde et siffle la fin du match. VICTOIRE !!! 4 essais à 3.  

Que retenir de cette soirée ?

Probablement que c’est là un des matchs Références dont toute équipe à besoin.

Que l’amalgame entre les anciens et les nouveaux commence autour des bières et se parachève dans les tranchées de matchs aussi engagés que celui là.

Que le Coach doit maintenant sérieusement songer à s’écarter des zones d’engagement (pourquoi pas en demi de mêlée ? S’il faut échanger je connais un 9 plein d’abnégation).

Enfin qu’un match n’est jamais gagné ou perdu avant le coup de sifflet final.

Matthiñaki

 

 

  •  20 novembre 2015 - LES TAMALOUS DU PIC / RCPS - 2 / 1  

Il y a des résumés de match plus agréables à écrire que d’autres. Celui-ci fait partie des difficiles. Non pas que la défaite ait été écrasante, 2-1 c’est tout sauf infamant. Non pas que les contacts aient été houleux, nos adversaires sont beaux joueurs et nous nous entendons bien avec eux.

Non, c’est quelque chose d’autre, un malaise plus diffus, un sentiment d’amertume. De la déception envers soi même en fait.

Tout avait pourtant bien commencé. Terrain artificiel souple et moelleux, température printanière douce et agréable, effectif fourni permettant de faire tourner l’effectif. Les conditions étaient idéales à plus d’un titre. 

Nous paraissions même très motivés, gonflés à bloc après les premiers bons résultats et l’excellent match face à Mauguio. Tout devait bien se passer. Sauf que…

Le rugby est un sport qui se joue à quinze plus… les adversaires. Il ne faut pas l’oublier. Et manifestement l’équipe des Tamalous n’avait pas oublier les dernières rencontres (un nul chez eux et une défaite chez nous). Ce n’est pas tout d’être costaud physiquement, il faut aussi avoir l’envie et à ce jeu là ce sont les Tamalous qui ont gagné. Sans conteste. Plus entreprenants, plus motivés, plus percutants, ils n’ont cessé tout au long du match de bousculer notre ligne de défense et de renvoyer nos attaques dans notre propre camp.

Alors me direz-vous perdre deux essais à un cela ne s’appelle pas une raclée. Non, certes. Mais les circonstances sont révélatrices.

Nous prenons deux essais sur des renversements et des débordements, un en première mi-temps et un à quelques secondes de la fin du match. 

Le premier est symptomatique d’une équipe qui doute. 

Regroupement sur nos quarante mètres. Quelques joueurs impliqués. Une faute au sol, on conteste et l’ailier adverse qui s’empare du ballon pour aller marquer alors que nous en sommes toujours à commenter…

L’égalisation est du même tonneau mais à contre courant du match.

Philou plein d’opportunisme chipe un ballon dans un regroupement et cavale 70 mètres pour aller marquer. On aurait même pu prendre l’avantage sur une magnifique percée de l’Embrouille, demi d’ouverture d’occasion, qui échoue à un mètre de l’en but. Même si nous pensons que le terrain est bien plus long que ce qu’autorise l’IRB, il n’empêche, c’était une très belle action individuelle. Malheureusement très mal soutenue de notre part. 

Mais il ne faut pas oublier également les cinq ou six actions où Marrakech s’est retrouvé seul défenseur de la ligne face à trois, quatre ou cinq attaquants. Seul le talent (surtout apprécié par notre équipe) de l’ailier gauche des Tamalous et ses quatre en-avants nous ont permis de rester à portée d’essai. Cet ailier a d’ailleurs été sans conteste élu meilleur défenseur Sommiérois de la soirée. Merci à lui. Sinon l’addition aurait été plus salée.

Rajoutons les blessures, la perte de Prof pour cause d’épaule en carton, vous comprendrez que l’atmosphère était plutôt à l’abattement dans la réception d’après match. Heureusement le houblon aidant, nous avons pu dissuader le Coach de se mettre au Russe et d’aller entraîner les ballets du Bolchoï à Moscou (il aurait déclarer « quitte à entraîner des danseuses autant qu’elles soient mignonnes »). 

Le match contre Le Corto sera l’occasion, nous l’espérons, de lui donner tort.

Matthiñaki

 

  •  10 décembre 2015 - LE CORTO / RCPS - 2 / 2

Les matchs se suivent et ne se ressemblent pas. Après une prestation décevante contre les Tamalous, les Blaireaux sommièrois devaient se reprendre. 

Lors de l’ultime entraînement le Coach avait été clair en brandissant un bon de commande de deux cent plots et de huit poutres en chêne (pour remplacer les sacs de
placages) : il nous fallait réagir, ou alors on allait souffrir.

L’équipe était donc attendue au tournant. Il fallait redresser la tête et, à défaut de vaincre, au moins sortir du terrain avec le sentiment du devoir accompli. Malgré une infirmerie affichant complet ce sont vingt cinq Blaireaux en quête de rédemption qui se changent donc dans les vestiaires du Corto en ce jeudi de décembre.

Impliqués, nos joueurs sortent les premiers du vestiaire et commencent à trottiner sur le terrain synthétique, seulement éclairé par les réverbères publics (c’est vrai qu’on manquait de lumière, et pas que dans l’équipe). L’échauffement est sérieux et le cercle étroit quand il s’agit de se dire les derniers mots avant le coup d’envoi. On parle de vaillance, de combativité, de rachat aussi après les défis perdus lors de la rencontre précédente.

 

Premier tiers temps : la foudre et l’éclair.

Le coup d’envoi nous propulse immédiatement dans le camp adverse. L’occasion de vérifier que la motivation est retrouvée, la volonté intacte. Des séries de départ au raz dans l’axe font progresser notre pack jusqu’à une trentaine de mètre de l’en but adverse. Et là, un coup de foudre : Papatte, notre vétéran à l’ouverture, alerte Bonzaï derrière le regroupement et renverse le jeu sur le petit côté. L’alerte vieillard pénètre la défense, attire deux défenseurs à lui et avant d’être plaqué transmet à Cassoulet, lancé comme un avion. Le véloce ailier s’extirpe du dernier défenseur et franchit les derniers mètres pour écraser le ballon en terre promise. Essai ! Cela fait à peine deux minutes que le match est commencé. 

Les Sommièrois, tous étonnés de leur démarrage en trombe (il faut dire que par le passé c’était plutôt nous qui avions un démarrage poussif) se replacent et se concentrent de nouveau. Réception du coup d’envoi, relance dans l’axe, percussions sur le côté droit, nouveau regroupement sur la ligne médiane. Et là ! Les vertus insoupçonnées de la maladie d’Alzheimer se révèlent. Papatte, encore lui, oubliant qu’il avait déjà initié un exploit, bégaye et tente la rebelote. Appel petit côté, renversement d’attaque, fixation d’un défenseur, et Papatte passe à Iñaki, savamment replacé sur la ligne des quinze mètres (plusieurs témoins malintentionnés prétendent qu’il était essoufflé ou égaré, mais ce sont de mauvaises langues). Celui-ci s’engouffre entre deux défenseurs et décale ainsi Marrakech. Il reste cinquante mètres à parcourir. 

Pour beaucoup d’entre nous cela ferait quarante huit mètres de trop. Les spectateurs ont encore en mémoire la chevauchée fantastique de l’Embrouille contre les Tamalous, qui a échoué à quelques enjambées de la ligne après un sprint d’au moins cent soixante sept mètres (pas sûr que le terrain soit homologué d’ailleurs, mais nous n’avons rien dit, nous sommes des princes). Cependant, Marrakech a un énorme avantage sur l’Embrouille : il est… mieux chaussé, ses crampons sont neufs (ceux qui attendaient une allusion à la différence d’âge devraient avoir honte, Cyril est toujours jeune… dans sa tête). Bref, Marrakech fait parler sa vitesse et file comme un éclair pour inscrire le deuxième essai pour Sommières en moins de dix minutes.

Cet essai signe deux exploits extrêmement rare pour notre équipe. D’abord nous menons en début de match, c’est suffisamment exceptionnel pour être signalé. Ensuite, nos deux ailiers ont marqué ! Tous ceux (« devant » notamment) qui pensaient que les ailiers servaient essentiellement à marquer les touches, ramasser les plots et se faire engueuler en défense avaient tort ! Une découverte majeure pour notre vision du rugby à Sommières. Et pour nos amis exilés en bout de ligne une reconnaissance méritée. C’est la magie de Noël. 

Nos adversaires du jour sont assommés. On les comprend (d’habitude c’est nous). La fin de la première mi-temps voit les assauts répétés des Cortasiniens. Leur pack est dense et puissant et les trois-quart rapides mais notre ligne de défense tient bon. Mieux, nous parvenons à les faire reculer sur l’impact défensif, à avancer même. Tout le monde s’y met et même si le replacement n’est pas toujours optimal nous virons en tête à la pause. 2-0 pour Sommières.

 

Deuxième mi-temps : échauffement climatique.

L’entame de la seconde mi-temps est marquée par des signes d’énervement de la part de nos adversaires. Sommières tient bon mais ose moins même si quelques mèches sont allumées de-ci de-là par des trois quart volontaires et ambitieux. Cependant la fatigue commence à gagner et des erreurs au sol, « quelques » plongeons de part et d’autre, augmentent la tension nerveuse (à dire vrai les regroupements ressemblaient plus à un documentaire sur la plongée des manchots dans l’océan glacial Antarctique qu’à du rugby). Chandel sur un beau placage se voit reprocher un jeu dangereux imaginaire. On se frictionne, on se touche, on s’engueule. C’est du rugby, pas du macramé. Sur un cafouillage au sol, l’ailier adverse fait un démarrage petit côté et profite d’approximations défensives pour inscrire le premier essai des locaux. A la pause, 2-1. Il reste une mi-temps à tenir pour Sommières.

 

Seconde deuxième mi-temps : au bout du suspense.

Les dernières vingt minutes sont équilibrées. Les trois quarts percent régulièrement la ligne de leurs adversaires mais personne ne veut rien lâcher. Buell, équarrisseur en chef découpe tout ce qui passe. Marrakech, notre ailier de poche pulvérise son vis-à-vis, pourtant lancé sur vingt mètres, d’un placage destructeur. Tout le monde se donne et le point de rupture est proche. Sommières bénéficie de deux touches à cinq mètres de l’en-but adverse mais ne parvient pas à conserver le ballon. Fautes qui coûtent cher au final. Sur une dernière action, les trois quart Cortosiniens traversent le terrain d’une touche à l’autre et malgré un placage courageux de Flash, l’ailier parvient à aplatir. Essai ? Pas essai ? L’action était belle, on l’accorde. 2-2.

Le match se termine et les deux équipes se serrent la main, soulagées. Le Corto d’avoir arraché le nul à la dernière minute. Sommières d’avoir redressé la tête après l’apathie générale face aux Tamalous. 

 

Le Coach a perdu le bon de commande des 200 plots, espérons qu’il soit sur la liste des enfants pas sage du Père Noël, sinon la reprise en janvier sera difficile…

Bonnes fêtes à tous, et à l’année prochaine pour de nouvelles aventures !

Matthiñaki

 

 

 

 

 

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