RCPS_RUGBY CLUB du PAYS de SOMMIERES : site officiel du club de rugby de Sommières - clubeo
Amical
8
0
17 novembre 2017 20:00
Aimargues
  • Eclaircies
  • Sec
  • Faible
20:00 - 17 novembre 2017
Arbitre Central
Padakor
NC
666 spectateurs

Résumé du match RCPS – Aimargues 

La pelouse de Sommières, plantée de poteaux en H, se languissait des cris de victoire de ses locataires. Le public, dont la ferveur est inversement proportionnelle à son nombre, espérait lui aussi voir les Blaireaux redresser la tête après la dernière rencontre. Les rudes Nîmois avaient douché les espoirs de Sommières par une égalisation à la dernière seconde de jeu. Le Coach y croyait encore. 

Un homme qui a choisi par le passé de jouer au football américain en Languedoc ne craint pas les défis en apparence impossibles. Mandaté par Bison Boudjellal, notre Omni-président à vie, le Coach savait que si le RCPS ne relevait pas la tête ce vendredi soir, son poste était menacé. L’air de rien, des opportunistes désireux de toucher les importantes primes de match se sont rapprochés du Conseil d’Administration. On voit désormais rôder autour du terrain l’assistant Sud-Africain du Coach (surnommé « mini moi » par des inconscients, ou le « Boucher de Prétoria » par ceux qui ont déjà joués contre lui). Une autre silhouette plane également sur la Royalette, tel le vautour prêt à fondre sur le Coach, je parle bien sûr d’un technicien hors pair, l’Embrouille, dit « le gros mince » par les ¾ et « le plus rapide de nous » par les avants.

C’est dire la pression qui pesait sur les épaules du Coach au moment du coup d’envoi. Cette situation professionnelle précaire était aggravée par l’incertitude sur le nombre de joueurs en capacité de chausser les crampons. Le RCPS, c’est un peu le DIC, c’est comme le CID, mais à l’envers : nous partîmes 96 et par une prompte loose, nous finîmes à 13 en arrivant sur la pelouse…

Bref, on sait que le rugby c’est un sport qui se joue à 15… quand on peut. Et ce soir-là, premier signe du destin, le vestiaire était plein ! Plus de 24 joueurs sur la feuille de match ! Autant dire que pour le Coach c’était Noël avant l’heure. Avec pour conséquence un exercice de coaching relativement nouveau pour lui : gérer l’abondance.

Les esprits raffermis et les cœurs gonflés à bloc, les Sommiérois se présentent sur le terrain avec une furieuse envie de jouer, comme le dernier entraînement précédent la rencontre l’avait montré. Et c’est tambour battant qu’ils entament la rencontre.

Les avants partent bille en tête à l’assaut des lignes adverses. On sent un halant dès les premiers contacts. L’équipe d’Aimargues possède les mêmes gabarits que nous, le même effectif. Mais les combats au sol sont à l’avantage des avants Sommiérois. Malgré nos éternelles approximations sur les balles hautes, il se trouve toujours un gros pour remettre la marche avant. Quelques minutes passent et un regroupement se forme à trente mètres de la ligne adverse, sur la ligne des 15. Alors que la ligne de ¾ trépigne déjà d’impatience, Bonzaï, toujours à l’heure, sort la balle et sa feinte du facteur. Un gros défenseur, égaré au ras du regroupement, bondit avec la vivacité d’un chapon unijambiste. Il n’en faut pas plus à notre véloce demi de mêlée pour se glisser par l’entrebâillement de la porte et filer le long de ligne de touche. Chassé par l’ailier pris à revers et pourchassé par le 15, il s’écroule in extremis en coin, ouvrant le score pour les locaux !

Le Coach entrevoit l’espoir de conserver son poste mais garde la tête froide. Il sait que à l’inverse du bon vin, le potentiel de son équipe décroit avec le temps. Il encourage ses poulains à se replacer et tous attendent la remise en jeu.

Faisant honneur à leur réputation, les avants de Sommières cafouillent avec application le ballon, obligeant une relance hasardeuse sur nos 30 mètres. La 3ème ligne, Tony, Bougnat (dit « Croque Charbon » par les uns) et Iñaki (dit « Croque Ballon », par les autres, vous saurez bientôt pourquoi) veillent au grain et relancent dans l’axe. Le ballon fait l’essuie-glace mais l’on sent que Sommières domine son sujet. Ils ne sont pas réellement inquiétés et au contraire poussent leur avantage. Sur un regroupement aux 40 mètres, camp adverse, Van Gogh, notre ouverture aussi doué avec les mains qu’avec les pieds, feinte à gauche, puis à droite, présente le ballon pour… personne, vu qu’il a transpercé la défense et se retrouve seul. Les avants, à la traîne, ne peuvent que le voir filer à l’essai. Et de deux !

La fin du premier tiers temps est marquée par une certaine euphorie. Nos trois quarts, confortablement installés derrière le bulldozer du huit de devant, commencent à travailler les combines. Désorganisés, la ligne adverse commence à prendre des allures de courbe d’encéphalogramme.  Bernardo, le centre aérodynamique, transperce… au centre et file vers l’en-but. Mais il est pris en chasse par la défense qui le rattrape à quelques mètres de la ligne. Iñaki arrive en soutien et protège le ballon. A sa droite un trois contre un se prépare, il n’y a plus qu’à envoyer. L’Embrouille, en embuscade, et conscient de pouvoir marquer des points pour l'équipe ET le poste de Coach, appelle la balle. C’est alors que le 3ème ligne s’en empare et… s’empale directement sur la défense, échouant à un mètre de la ligne (vous vous souvenez de « Croque Ballon » ?). Alors que l’Embrouille cherche une hache pour s’expliquer poliment avec son avant, Bonzaï, retors comme un ressort, fait sa feinte du facteur (mais à gauche cette fois) et aplatit en marchant au pied des poteaux. Et de trois 

La mi-temps est sifflée et la pause orange permet au Coach de féliciter ses joueurs, étonné par leur réussite (ou par le fait qu’ils aient appliqué ses consignes ?).

Le match reprend de manière plus équilibrée. Les visiteurs, vexés à juste titre, s’engagent et profitent des fautes de main de Sommières. Notamment sur les ballons hauts…encore et toujours… Les Sommiérois campent dans leur moitié de terrain en accumulant les erreurs et les fautes, rendant bêtement les ballons, ratant leurs dégagements et cafouillant leur rugby. Il faudra toute la mi-temps pour laborieusement repartir dans le camp adverse. Au terme d’un bel enchaînement avant puis trois quart, de la gauche vers la droite, la balle vole de main en main pour finir dans celles de l’Embrouille qui passe la surmultipliée, file sur la touche, repique à l’intérieur, rentre dans les 22, efface un ultime défenseur et marque ! Ce sera le seul essai de ce tiers temps poussif mais il assure aux locaux quatre longueurs d’avance avant la dernière ligne droite. Une remontada est encore possible.

 

Sauf que ce qui s’annonce, c’est une branlada.

En effet, le terrible troisième tiers temps mérite bien sa réputation de coupeur de tête, quand les joueurs asphyxiés lâchent prises et multiplient les fautes en défense. Sauf que pour une fois, c’est aux adversaires que cela arrive.

C’est encore de derrière que vient l’éclair. Malgré un énième ballon haut approximatif, une percée plein centre permet de décaler l’ailier (oui oui, l’ailier !) et d’ouvrir à Philou les portes de l’en-but. Portes tout de même situées à plus de 40 mètres, franchis avec célérité par notre véloce ailier. Et de 5 !

Dès lors, c’est opération portes ouvertes chez des visiteurs démotivés et débordés. De tous côtés. Van Gogh, d’humeur facétieuse, décide de retenter son gri-gri de première mi-temps. Un coup à gauche, un coup à droite et hop, son vis-à-vis disparaît dans une déchirure spatio-temporelle et voilà notre squelettopathe derrière la ligne. Et de 6.

Insatiables, les avants repartent à l’assaut. Air Guitar déchire la défense sur le côté droit, est rattrapé sur les 40. Ruck. La balle sort, passe par quelques avants égarés. Fixer, donner, fixer donner. Débordement le long de la touche gauche, La Poutre repique à l’intérieur et fait parler la puissance avant de s’effondrer dans l’en-but. Et de 7.

Enfin, menés par un Air Guitar survolté, les avants perforent encore une fois la ligne adverse. Air Guitar, beau comme un camion volé et rapide comme le même camion arrimé à trois caravanes, manque de dix mètres la terre promise. Bison arrive en soutien, et avec l’élégance d’un char Leclerc dans un mini-golf, marche sur les derniers défenseurs pour aplatir le dernier essai de la soirée. Et de 8 !

Il y a bien longtemps que le RCPS n’avait marqué autant d’essais !

Alors bien sûr les esprits chagrins retiendront les quelques bugs habituels. Les 112% de raté sur les ballons hauts, l’auto-contre de Bonzaï sur son dégagement (ne me demandez pas comment il a fait, je sais seulement que les responsables locaux du Téléthon voulaient le faire capitaine pour leur journée d’action…), le magnifique smatch de Full Kontact en touche (directement… dans le camp adverse. Il est monté si haut que les nuages l’ont désorienté m’ont expliqué ses lifters), un superbe pointu de Van Gogh lors d’une remise en jeu (il prétend que c’est un hommage combiné à Bougnat et Iñaki) et quelques autres approximations techniques. 

Ne boudons pas notre plaisir. C’était une belle victoire avec de beaux essais. Savourons et préparons-nous dès à présent pour le prochain match aux Tamalous. L’opposition sera rude et nous partons clairement outsiders. Il faudra faire preuve de la même solidarité et de beaucoup de réalisme sur le terrain des véloces et expérimentés locaux.

Vivement le match !

Matthinaki

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RENDEZ-VOUS

17 novembre 2017 20:00
stade de rugby de la Royalette

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