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Amical
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18 mai 2018 19:30
Cissous Boys
NC
19:30 - 18 mai 2018
NC
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C’était le dernier match au Stadium International du Vidourle et le premier depuis un long moment. Malgré la bonne volonté des Sommiérois, la pluie, le vent et les blessures ont conjugué leurs efforts pour transformer le calendrier de cette saison en gruyère bon marché.

Ainsi, cela faisait plusieurs mois que le XV au Blaireau ne s’était confronté à une véritable opposition, et cet élément explique en bonne part le manque de reprise lors des ultimes minutes de la partie.

Ce sont pourtant dix-sept valeureux riverains du Vidourle qui se retrouvent dans les vestiaires afin de revêtir leur maillot aux trois couleurs. Rougail, occupé à expliquer à son enfant que Toulon est invincible et que la défaite n’est qu’une ruse pour dissimuler sa force (théorie intéressante, d’abord élaborée en Auvergne), arrivera quelques instants après le coup d’envoi.

Jouant à domicile, les Sommiérois gagnent le terrain les premiers et commencent leurs échauffements, concentrés. J’écris « échauffements » au pluriel car il faut reconnaître que l’équipe fait preuve d’une remarquable diversité dans sa manière d’appréhender ce moment particulier. Ainsi, alors que La Poutre lance l’essentiel de l’équipe dans une série de courses entrecoupées d’étirements, Gaby et Crem’s optent pour une version toute en retenue de « la cueillette des champignons »  en se promenant lentement (mais avec agressivité) le long de l’en but. Ils finissent par nous rejoindre après un « aller-aller » (c’est comme un aller-retour mais sans la deuxième moitié) viril et concentré. Merci à eux pour la cohésion.

Au moment du coup d’envoi il est temps de se regarder droit dans les yeux et de se dire les choses vraies : soutien, solidarité, dialogue et courage. Et surtout, comme le rappelle Iñaki, capitaine du jour, « ne pas s’échapper sous le coup d’envoi ».

C’est donc naturellement que le même Iñaki propose un en-avant de toute beauté sur le dit coup d’envoi… Devoir d’exemplarité, rigueur et leadership, y compris dans les fautes, voilà les trois éléments du capitanat à la sommiéroise.

Heureusement, au rugby, on est jamais seul (sauf l’ailier au bout du terrain, isolé aux marges et tentant de résoudre les grands mystères de la vie, espérant une balle qui n’arrivera jamais) et la défense a fait des progrès depuis les vastes opérations portes ouvertes des dernières années. Les Cissous se cassent les dents à plusieurs reprises sur notre ligne de 3/4, condamnée à la résistance, faute de remplaçants. A noter dans l’équipe un ancien transfuge sommiérois, Benji alias Shakira, replacé à l’arrière après avoir appris qu’un contrat pesait sur sa tête (sur ces côtes surtout) en demi de mêlée. Toujours roublard et rusé il joue à l’arrière, pensant berner notre renard argenté, alias l’Embrouille, indéboulonnable 15 et maître des espaces aériens (pourtant concurrencé par de nombreux aéronautes, de Bougnat à Bonzaï en passant par Iñaki, injustement brocardé). Le duel s’annonce épique.

Pour le moment, les Cissous, toujours aussi habiles balles en main, multiplient les attaques. Leurs avants parviennent souvent à avancer. La faute à des placages approximatifs. Le Coach fulmine et jure par Saint Davidson. Malgré un début de match équilibré, les Cissous finissent par trouver la faille sous la forme d’un départ au ras du regroupement, le véloce Cissous ne sera pas rattrapé et aplatit entre les barres.

Il en faut plus pour décourager nos vaillants buveurs de houblon. Une percée plein axe permet d’échouer à quelques mètres de l’en-but bleu et blanc. Bonzaï, remarquant la défense adverse déportée côté gauche s’enfuit côté droit, fixe les deux derniers défenseurs et offre à Manu une passe en or. Lé véloce ailier n’a plus qu’à terminer dans l’en-but et égaliser.

On en reste là pour le premier tiers-temps. Un résultat équilibré qui reflète les dominations alternées de l’un et l’autre camp. Le deuxième tiers-temps démarre avec plus d’allant pour les tricolores. La touche sommiéroise, avec les tours de contrôle de Tony et Popaul O’Connel, assure la moisson de munitions. Les trois-quart amenés par Van Gogh déploie tout l’éventail stratégique des combinaisons. Mais les Cissous restent bien en place. Quelques placages à la carotyde égaillent les évènements mais sans grandes conséquences. Tout le monde rest concentré. Dans le match.

Sur la touche le Coach tourne en rond, heureusement soutenu par l’amicale des blessés du club (vingt sept membres au dernier recensement, encore trois et on peut engager deux équipes au Téléthon) menée par Tamimi, Bison et Chabalito.

Il s’en faut peu que des décalages soient crées. Iñaki n’assure pas sa passe à Olive, puis confond les chevilles et les mains de Philou après deux beaux développements côté droit. Des occasions ratées qui pèseront cher à l’arrivée.

Le dernier temps est le plus dur physiquement pour les Sommiérois qui ne peuvent assurer de roulement qu’avec deux joueurs, Gaby s’étant blessé à la cheville en début de match. Les replacements se font approximatifs. La défense flotte. A trois reprises elle finit par craquer. Deux fois en milieu de terrain suite à une percée du centre adverse et une fois sur une interception au milieu du terrain, après une combinaison arrière-avant qui tourne mal.

Il y a tout de même de la rebellion, et avec leurs dernières forces, les Sommiérois tentent le tout pour le tout. Van Gogh sur la ligne médiane décale un avant qui traverse la défense et parvient à donner à Olive, découpé dans le dos alors que l’en-but s’ouvrait à lui. Les Cissous répliquent avec un renversement sur nos 22 mètres et une balle qui file à l’aile droit. Un placage in extremis stoppe le centre qui fait en avant alors qu’un boulevard s’ouvrait pour son ailier. L’Embrouille, appliqué au pied, éloigne le danger, bien aidé par un Shakira adverse qui avait oublié ce soir là d’enlever les maniques pour le four. A noter que ce vaillant adversaire a réussi dans la soirée à cumuler les trophées de meilleur défenseur (pour Sommières) et de pire attaquant (pour les Cissous). Un exploit qui l’inscrit dans la droite ligne de ces joueurs d’exception formés à la l’école sommiéroise.

La fin du match approche et un sévère 1-3 s’affiche sur le tableau (virtuel) du score. Les esprits, asphyxiés, s’échauffent et, spontanément, tel l’essaimage au printemps qui voit les fourmies ailées apparaître brusquement en nuées bourdonnantes, les arbitres professionnels se multiplient sur le terrain. Les commentaires fusent, les témoins de fautes témoignent spontanément, tout le monde y va de son avis. Bref, c’est le bordel, avec des cadets de quarante ans (et je suis gentil). Alors, certes l’arbitre adverse n’était pas doué d’une vision laser, mais il a fait ce qu’il a pu, permettant surtout à notre équipe d’éviter de se séparer d’un joueur alors que nous étions en pénurie (et cela à la maison…). Donc, je me permets de rappeler aux juniors de l’équipe, aux tempes pourtant blanchies dans les travaux guerriers, qu’à part le capitaine et le 9, les autres doivent se taire et jouer. D’autant qu’il est étonnant de constater que tous ces commentateurs amateurs puissent précisément encore commenter à l’issue d’une partie jouée avec seulement deux remplaçants. S’ils ont un secret pour ne pas haleter comme un poisson hors de l’eau en fin de match, je suis preneur. 

La conquénce de ces barvadages est que le match a bien failli s’arrêter avant l’heure, pour éviter de trop échauffer les esprits. Mais les Cissous sont des gens raisonnables qui comme nous aiment le jeu et finalement nous convenons tous de jouer la dernière action. Il y en aura trois, le ballon se prenant d’affection tour à tour pour les deux équipes. C’est finalement l’Embrouille qui apporte la lumière, malgré une décapitation en règle quelques instants auparavant. Il perce sur les quarante mètres adverses et transmet à Philou avant d’être découpé. Philou fait parler les cannes mais il est à son tour très proprement décapité à deux mètres de l’en-but. Bonzaï, très en jambe, se porte en soutien et protège le ballon du plaqueur adverse qui s’est pris pour une bande de jeune à lui tout seul, plaquant, plongeant, jouant le ballon tout en criant à la faute (il a le niveau pour jouer chez nous). Iñaki n’a plus qu’à ramasser le ballon et le poser un mètre plus loin, derrière la ligne blanche.

2-4. Score final.                    

Rien d’humiliant, nous avons fait jeu égal durant deux tiers temps avant de craquer. Sans se rendre pour autant. Une belle métaphore de la saison. Il faudra être plus fort et mieux organiser la saison prochaine, sur le terrain et en dehors. Nous arrivons aux 10 ans du club. Et il va falloir se retrousser les manches pour jeter les bases des dix prochaines années. La belle camaraderie affichée durant le 3ème mi-temps me laisse à penser que c’est tout à fait possible. Il faudra pour cela un effort collectif. C’est dans l’adn du rugby. A 17, 15 ou même 14, il n’y a rien que l’on ne puisse faire.

A bientôt pour de prochaines aventures.

M

PS : bravo aux deux papas de l’année (et aux mamans par extension) Rougail & Tom ; ainsi qu’au futur papa (Crem’s). Ils ont pris à cœur notre politique de recrutement au point de fabriquer de nouveaux joueurs. Merci pour votre engagement.

PPS : une pensée pour tous les blessés, y compris les plus récent, comme Bonzaï, victime d’un banal accident de four à pain (et ce n’est pas une blague…).

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18 mai 2018 19:30
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