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Aimargues
Amical
1
3
16 novembre 2018 19:30
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  • Boueux
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NC
19:30 - 16 novembre 2018
NC
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Résumé du match Aimargues vs RCPS

Vendredi 16 novembre 2018

 

 

Premier match de la saison pour nos Blaireaux préférés. La rencontre précédente, face à Lunel, quelques semaines auparavant, avait dû être annulée pour cause de terrains inondés. Le Gard connaît lui aussi un été indien, mais celui de l’Inde des moussons… nous condamnant aux terrains secondaires et aux flaques depuis plus d’un mois. C’est dire si l’équipe était impatiente de lacer les crampons pour effleurer autre chose que du stabilisé et plaquer des adversaires plus mobiles que des sacs.

Après avoir accueilli nos voisins Aimarguais l’année passée, c’est sur leurs terres que nous nous donnons rendez-vous, ce vendredi soir. Le temps est frais et sec, idéal pour faire chanter le cuir (synthétique) et ravir le Coach (100% naturel) dont nous fêtons ce soir l’âge canonique, dont nous tairons le nombre, par pudeur (c’est compris entre 49 et 51).

Dans un vestiaire de la taille du frigo de notre club-house les hommes se préparent. Parmi nous deux nouveaux : Patate en troisième ligne centre et Johan à l’aile. Bienvenue à eux ! Ils constatent lors de cette phase de préparation toute la rigueur et le sérieux du club : des arrivées échelonnées sur 67 minutes, des gars éparpillés sur trois parkings autour du stade, des maillots et des chaussettes pas raccords et un coach absent du coup d’envoi (il avait fêter son anniversaire la veille au soir, récupération, normal). L’équipe loisir de Sommières ne craint personne.

Enfin, l’équipe (presque) au grand complet se dirige vers le pré pour l’échauffement. La Poutre prend celui-ci en main et voici nos Blaireaux foulant fièrement la pelouse (un peu grasse), écoutant les quelques mots du Patron-Président (un peu gras aussi).  Tout le monde commence avec sérieux à délier muscles et bras, engourdis par des mois d’inaction.

Nos hôtes nous offrent le coup d’envoi. Une minute d’applaudissement permet de rendre hommage à un de leurs coéquipiers, disparu la semaine auparavant, puis tout le monde se met en place. Les hostilités vont commencer.

Van Gogh fait s’envoler le ballon haut dans le ciel sombre. Patate, de ses grands segments, franchit la distance en quelques instants. Il s’en faut d’un cheveu qu’il ne récupère la balle. Les avants d’Aimargues prennent les choses en main pendant les premières minutes. Notre défense, exercée sans relâche par les entraînements rigoureux et douloureux de notre mentor, se place instinctivement de part et d’autre de rucks annoncés très tôt. Les montées défensives en ce début de match s’avèrent efficaces et les attaques Aimargoulaises s’engluent dans les mailles sommiéroises. Exception faite de notre capitaine du soir, Iñaki, qui démontre toute sa souplesse en effectuant une splendide roulade arrière sur un placage (manifestement) raté. Heureusement les coéquipiers ne sont pas loin et ils mettent beaucoup d’eux-mêmes pour combler les vides. Trop même, puisqu’une des phalanges de la main gauche de Gabi lâche sur une percussion. Selon notre Kiné-charcutier c’est un ligament qui a cassé. Ouf, nous voilà rassurés. Si cela avait été le cartilage, il n’y aurait rien eu à faire. Alors que là, du coup, eh bien il n’y a rien d’autre à faire non plus. Les miracles de la médecine moderne ne cessent jamais de m’étonner. Quand on pense qu’au Moyen Âge on aurait rien pu faire !

Cela n’empêche pas notre vaillant pilier de reprendre le match, même si Popaul O’Connel, notre deuxième ligne aveugle de devoir, devra jongler avec ses lifters pour combattre en touche.

C’est d’une touche que le premier éclair vient. Un départ de Patate se solde par un relais mal négocié par sa 3ème ligne et une action qui échoue à un mettre de l’en-but adverse. Qu’à cela ne tienne, sur un nouveau lancement de jeu côté gauche, c’est cette fois Tony qui met la troisième ligne à l’honneur, un relais, deux passes et voilà Bonzaï, le demi de mêlée au pied palmé, qui va barboter derrière la ligne d’essai. Ouverture du score ! Les Sommiérois font quelques fautes de main, gardent un peu trop le ballon mais dominent incontestablement cette première mi-temps.

À la pause le père Fouras vient nous soutenir. En fait non, c’est le Coach, un peu fatigué des agapes de la veille. Quel jeunot tout de même ! En parlant de revenant, Guronzan rentre sur le terrain après quelques semaines d’absence afin d’apporter le poids de son expérience et celui de sa cheville en titane. En position dite de Wilkinson inversé, il réceptionne parfaitement le coup d’envoi et envoie un gros lancé dans les avants adverses. Sur la touche, des témoins assurent avoir entendu le Coach murmurer, les yeux brillants de larmes : « Enfin une réception de coup d’envoi réussie, c’est mon plus beau cadeau d’anniversaire ! ». C’était pour toi Coach.

Et ce n’est pas fini, fort de leur entame de seconde mi-temps, les riverains du Vidourle multiplient les attaques en ligne. Appuyé sur Bernardo, La Poutre et Philou au centre, bien épaulé par l’Embrouille-Patron-Président (va falloir choisir les gars) et des ailiers impliqués en défense (Manu, Johan, Cassou et le fils de Seb) Van Gogh anime le jeu, perçant la ligne adverse à trois reprises. Sur un renversement, Manu est stoppé sur le côté droit. Crem’s, entouré de Rougail et Padakor, se montre disponible sur une nouvelle bleue quand Bonzaï, sortant sa feinte du facteur, file au nez et à la barbe des avants Aimargougnasiens. Infiltré dans un trou de souris, il se retrouve à l’entrée des 22 encerclé par trois adversaires, ayant en soutien sa troisième ligne. Faisant le bon choix, il transmet à Tony sur le côté droit qui sprinte pour marquer le deuxième essai de la soirée !

Sur le renvoi Guronzan, encore une fois impérial, lance Patate qui ne parvient pas à transmettre dans de bonnes conditions. Commencent à alors dix longues minutes de domination Aimarguaise. Les Sommiérois défendent pied à pied mais sans cesse une nouvelle faute vient empêcher la récupération. Le huit adverse en profite pour faire départ sur départ derrière sa mêlée, jusqu’au moment où il est violemment percuté par un camion et renversé dans son camp, deux mètres derrière. Renseignement pris, il s’agit en fait de Pat&Michel, en embuscade en 3ème ligne aile, qui a désossé son adversaire avec la rigueur d’un comptable allemand et la densité d’une pana-cotta béarnaise (riez, riez, il n’en restait plus à la fin du repas).

La défense héroïque des Sommiérois manque de peu de réussir, mais là encore, quelques fautes mal interprétées et des approximations de placement permettent aux locaux de camper dans nos 22. Les esprits s’échauffent et de bouillants coéquipiers sont mis au placard quelques minutes pour calmer leurs ardeurs. Même notre vaillant demi de mêlée s’accroche avec deuxième ligne adverse pour une obscure histoire de tenu de maillot. L’adversaire de près de deux mètres prétend ne pas l’avoir vu. C’est pas sympa… Finalement les adversaires trouvent la faille et après un mall contenu au centre du terrain, ils débordent sur l’aile droite et marquent. Fin de mi-temps amère, beaucoup d’énergie dépensée pour rien, et des adversaires surmotivés revenus dans le match à un essai. Il faut réagir.

À la pause citron, le capitaine rassemble ses troupes et, dans une ambiance élégante de gentlemen, avec des mots choisis et toute la bienveillance professionnelle dont il est capable, les prie de bien vouloir fermer leur gueule. Bien qu’enrobé de miel et dit avec diplomatie, le message semble passer puisque l’entame de la deuxième seconde mi-temps voit les Sommiérois afficher de bien plus belles intentions.

Il s’en faut de peu que Van Gogh transmette la balle à Cassou sur une superbe percée côté gauche. Sur une superbe prise de balle en touche, les avants enfoncent leurs homologues sur une vingtaine de mètres avant de pousser ceux-ci à la faute. Les Multicolores campent désormais dans la moitié de terrain adverse. La Poutre échouant sur la ligne une première fois.

Peu après, sur un énième pilonnage côté droit le ballon ressort et s’envole vers l’aile opposée. Notre centre véloce, Olivier Peudepasse, se lance alors dans un exercice de style propre à montrer à tous ses compétences géométriques : une course de quarante mètres parfaitement parallèle à la ligne d’en but adverse, permettant enfin à son ailier et son second centre de comprendre l’utilité de travailler les pas chassés à l’entraînement. Après une progression de 15 millimètres, il fait enfin la passe à Philou. Celui-ci s’avère alors incapable de déborder dans le large espace de 7 centimètres qui lui restait avant la touche. Quel maladroit ce Philou ! On ne parle même pas de son ailier, obligé de se décaler sur le parking extérieur pour espérer recevoir une passe qui malheureusement n’arrivera jamais.

Heureusement cette petite erreur d’appréciation n’empêche pas par la suite Bernardo de se montrer diligent dans la circulation des ballons. Car ce sont bien les Sommiérois qui se montrent les plus dangereux dans les dernières minutes du match. Jusqu’à ce que ça finisse par payer.

Sur une belle touche côté gauche, notre insatiable 3ème ligne Tony percute entre les deux centres et crée un point de fixation. Iñaki arrive le premier en soutien. Fort de son expérience de demi de mêlée, il relève le ballon et… fonce dans le rideau défensif en train de glisser sur le côté droit. Un placage raté, un raffut et le voilà tout surpris derrière la ligne défensive. Ensuite les témoignages divergent. Des jaloux (tous) prétendent qu’il n’a couru tout droit que trente mètres, d’autres (lui), plus proches de la vérité, parlent d’un sprint de cent dix-huit mètres. La vidéo tranchera. En tout état de cause, bien suivi par Bonzaï et Bernardo, Iñaki n’est rattrapé que sur la ligne d’en-but, mais trop tard, essai.

Les dernières minutes voient les Aimargoisiens tenter le tout pour le tout sans pourtant parvenir à prendre en défaut les Sommiérois. Le coup de sifflet final retentit donc sur un score de trois essais à un. Première victoire de la saison !

La joie est sincère et les accolades chaleureuses entre coéquipiers. Malgré quelques flottements dans l’alignement défensif et quelques mauvais choix en attaque, le bilan est très positif.

Pour parfaire une soirée remarquablement organisée par nos amis d’Aimargues, nous pouvons sans conteste nous revendiquer vainqueurs de la troisième mi-temps, avec un Tony entrant dans la légende des chanteurs de sanglier, amoureux de la forêt.

Et des champignons.

 

À bientôt pour de nouvelles aventures !

 

M.

HOMME DU MATCH

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